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Accord UE-Nouvelle-Zélande : la filière ovine est « sacrifiée »

La FNO, qui a lutté de longue date contre la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande, déplore la conclusion aux prix du sacrifice de la filière ovine française.

83 % des députés européens ont voté en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande
© Claudette Wicks

C’est par un communiqué de presse que la fédération nationale ovine (FNO) déplore « l’incohérence politique de nos institutions », une semaine après la signature de l’accord de libre-échange entre la Nouvelle-Zélande et l’Union européenne. Cet accord comprend en effet un contingent de 38 000 tonnes de viande ovine à droit de douane nul, qui s’ajoute aux 114 184 tonnes du contingent négocié dans le cadre du Brexit. La FNO déplore notamment :

  • Que la viande ovine n’ait pas été considérée comme un produit sensible
  • L’absence de clauses miroirs sur le bien-être animal, la traçabilité des agneaux
  • L’absence d’un contingentement frais/congelé, et d’une prise en compte de la saisonnalité
  • L’absence d’obligation d’afficher la date d’abattage

« Alors qu’il n’y aura pas de retour en arrière possible pour l’accord avec la Nouvelle-Zélande, ne répétons pas les mêmes erreurs alors que les négociations avec l’Australie sont reportées après les élections européennes de 2024 » conclu le syndicat.

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