À 7,72 €/kg, les vaches viande R ont-elles atteint un plafond ?
Les prix des vaches allaitantes comme des jeunes bovins viande semblent plafonner, voire s’effriter. Pour les abattoirs, c’est le résultat de méventes dans la viande piécée. En revanche, les cotations des vaches laitières affichent de nouvelles hausses, malgré un environnement européen plus prudent.
Les prix des vaches allaitantes comme des jeunes bovins viande semblent plafonner, voire s’effriter. Pour les abattoirs, c’est le résultat de méventes dans la viande piécée. En revanche, les cotations des vaches laitières affichent de nouvelles hausses, malgré un environnement européen plus prudent.
Le prix moyen pondéré (PMP) des gros bovins a de nouveau gagné 3 centimes pour atteindre, fin février, le record historique de 7,36 €/kg. Il a connu un plafond sur novembre et décembre et renoué avec la hausse au début de l’année. C’est 30 % de plus qu’en 2025 même période et 46 % de plus qu’en 2024, même semaine.
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Pression en vaches allaitantes, les laitières demeurent recherchées
Pour autant en observant plus finement les cotations des gros bovins selon les catégories et les régions, on sent un essoufflement du marché sous certains aspects. Ainsi les prix des JB viande U et R calent, voire baissent dans certains bassins. Les cours des vaches viande R subissent aussi une certaine pression, notamment dans le Nord-Est et le Grand-Sud. À l’inverse, les prix des vaches laitières continuent d’afficher une tendance haussière, entraînant dans leur suite les JB et les bœufs mixtes et laitiers. Les vaches allaitantes de qualité supérieure, E et U, échappent aussi à la morosité avec des chevillards bien présents et une offre limitée.
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Morosité sur le commerce de la viande bovine
Tous les abatteurs interrogés par Les Marchés vont dans le même sens, le commerce de la viande bovine est mauvais. Les vacances scolaires ont sans surprise ralentit l’activité, mais c’est surtout le niveau de prix des pièces qui limite la demande notamment des restaurateurs, qui mettent à l’honneur du porc ou de la volaille.
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Même tendance en GMS avec des achats des ménages en recul sur la viande piécée fraîche. Dans ce contexte, ils peinent à revaloriser les hausses de prix des animaux, et se montrent extrêmement prudents. À l’inverse, la demande en haché et en minerai pour la transformation reste solide, ce qui tire les prix du troupeau mixte et laitier.
Les prix européens des bovins plafonnent-ils ?
Pour autant, la encore, on sent une certaine prudence par suite des baisses des cotations des vaches laitières en Europe du Nord, notamment en Allemagne et dans une moindre mesure en Irlande, et en Italie. Un mouvement lié à un regain de réforme dans un contexte négatif sur les prix du lait. Néanmoins l’offre européenne de bovins a nettement reculé ces dernières années et la baisse du marché pourrait bien n’être que légère, une chute massive des prix n’est pas envisagée par les opérateurs.
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