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Ovosexage : que contient l’accord trouvé par la filière, valable jusqu’en 2026 ?

Après trois mois de discussions tendues entre tous les maillons de la filière œuf, un accord a enfin été trouvé sur le financement de l’ovosexage, pour une durée de 18 mois. L'accord est étendu aux grossistes. 

une personne tient un poussin dans chaque main
à gauche, plus foncé un poussin mâle qui était euthanasié avant 2023, à droite une future pondeuse.
© CNPO/Adocom

39 centimes/100 œufs, c’est la somme retenue pour le financement de l’ovosexage jusqu’au 1er septembre 2025, qui passe ensuite à 31 centimes/100 œufs pour l’année suivante (contre 0,59 cents de décembre 2024 à février 2025). Cette contribution au financement de l’ovosexage ne sera plus acquittée seulement par la GMS comme c’était le cas depuis l’interdiction effective du broyage des poussins mâles. « C’est un accord étendu, il concerne aussi les grossistes, plus largement tous les utilisateurs d’œufs coquille en France » précise Loïc Thomas, président du Snipo. Le nouvel accord entre en vigueur au 1er mars pour la GMS et dès la parution du décret pour les grossistes « probablement fin mars, donc effectif début avril » précise Loïc Thomas. La cotisation sera obligatoire du fait de l’extension de l’accord par le ministère de l’Agriculture.

C’est un accord étendu, il concerne aussi les grossistes, plus largement tous les utilisateurs d’œufs coquille en France

Les industriels de l’œuf toujours épargné

Les fabricants d’ovoproduits restent hors du cadre de l’accord, « c’est normal, une partie de leurs œufs sont issus de poules blanches, non concernées, de plus le marché est européen et il y aurait des distorsions de concurrence » justifie Loïc Thomas. 

Lire aussi : Œufs : la Suisse arrête l’abattage des poussins mâles

Des risques de flux d’importation

Interrogés, certains opérateurs de la filière travaillant avec des grossistes ne cachent pas leur inquiétude face à la concurrence des importations issues de pays ne pratiquant pas l’ovosexage, évoquant une distorsion de concurrence. Si certains grossistes et certains débouchés de la restauration collective sont engagés sur l’origine France, la compétitivité prix reste primordiale dans ce débouché. Pour autant les risques à court terme sont limités car toute l’Europe manque d’œufs. Soumettre l’intégralité des œufs vendus en France à une taxe de financement de l’ovosexage a été proposé par certains maillons de la filière mais il semble que le cadre légal ne le permette pas.

Un accord difficile à trouver 

Cet accord a été trouvé le 26 février, deux jours avant la fin du précédent, après un moment de tension la semaine dernière quand la distribution n’est pas venue à la réunion fixée par le ministère

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