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LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu fait mieux si la production française de poulet avait suivi. À l’amont, LDC tient au développement de la filière avicole française et en aval, compte devenir leader de la volaille européen. 

Christophe Pajot
Christophe Pajot, directeur du pôle LDC Terravenir
© Yanne Boloh

Tradition annuelle, les vœux de LDC Sablé ont rassemblé environ 1600 personnes vendredi 9 janvier au soir, principalement des salariés du pole Terravenir (Sites de Sablé - dinde, volaille, logistique- Cavol, Losse, Guillet). Avec un message clé : il faut faire remonter le taux de service.

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Trop de ruptures chez LDC

En 2025, le pôle Terravenir (LDC Sablé, Losse, Guillet et Cavol) a enregistré une dynamique forte sur les élaborés crus (+7,6%), une poursuite de sa progression en charcuterie/snacking/confits et découpes rôties (+5,5%) avec des panés mieux orientés depuis septembre ainsi qu’un Noel fluide. Le segment GMS a cru de 2% et la RHD de 8%. Mais il aurait pu encore mieux faire : la seule ombre reste le taux de service que Christophe Pajeot annonce à 90% et qu’il souhaite voir revenir aux meilleures années, à 98 voire 98,5% : « Il faut que toute la filière se réaligne, le nombre de m2 en élevage, les couvoirs, les capacités en abattoir ». 

Lire aussi : Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

Des investissements pour doper la production de poulet

D’où l’importance des investissements engagés par le groupe. Ils sont d’ailleurs prévus à 350 M€ chaque année d’ici 2030 (comme en 2025) dont 48 M€ sur le pôle Terravenir lui-même afin d’augmenter la production de 1,2 M de poulets par semaine d’ici fin 2027 contre le 7,3 M actuels. « Il faut pour cela développer la filière avicole française en revalorisant le métier d’éleveur de volailles pour transmettre les exploitations agricoles et installer des jeunes » explique Philippe Gelin, PDG du groupe LDC. 

Lire aussi : Poulet : le Label Rouge rebondit, le bio se stabilise en 2025 chez Cavol

Soutenir l’amont agricole pour rendre LDC leader

L’accompagnement de LDC Amont représente 25% d’un bâtiment volaille neuf. La revalorisation des prix obtenus a permis cette année de redistribuer 90M€ à destination de la filière amont (élevage et OP, aliments, couvoirs…). Son objectif clairement affiché est également de porter LDC au stade de leader de la volaille en Europe après ses renforcements en Pologne, en Roumanie, en Allemagne et en Grande Bretagne cette année. Quant à la concurrence des pays tiers, la réponse est claire : « il faut que l’origine des viandes soit indiquée dans tous les cas, les poulets entiers, les découpes, les produits transformés et dans tous les lieux de consommation, grande distribution, restauration, snacking » conclut le dirigeant. 

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