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Viandes britanniques : « Certains problèmes vont perdurer »

Rémi Fourrier, directeur du bureau français d’AHDB (Agriculture and Horticulture Development Board) en charge de la promotion des viandes britanniques. © AHDB.gouv.org
Rémi Fourrier, directeur du bureau français d’AHDB (Agriculture and Horticulture Development Board) en charge de la promotion des viandes britanniques.
© AHDB.gouv.org

Les Marchés Hebdo : Les problèmes des vendeurs de viandes britanniques en Europe vont-ils perdurer ?

Rémi Fourrier : Certains vont perdurer, oui. Ce sont les temps d’attente, qui peuvent aller jusqu’à 24 heures, le doublement des coûts de transaction et la perte d’expéditions en groupage, qui peuvent représenter le quart des exportations. Tous les opérateurs n’ont pas un point de chute dans l’Union européenne pour dégrouper. Certains ne prennent pas le risque de voir un camion bloqué pour un problème déclaratif sur une palette. Cependant, il semblerait que la situation du groupage s’améliore. Il y a encore du travail à réaliser entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, notamment pour alléger les formalités, dématérialiser le dédouanement.

LMH : La filière viande britannique proteste-t-elle d’autant plus que les contrôles des importations seront reportés à octobre ?

R. F. : On parle de les repousser encore plus tard. Tant qu’on ne gère pas la situation côté britannique, on retarde les négociations. Cela n’arrange pas les affaires des exportateurs. En attendant, les statistiques d’exportation sont faussées parce que la déclaration de la destination finale d’une cargaison n’est pas rigoureuse.

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