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Viande de veau : peu d’offre, demande calme

Si la demande en viande de veau est calme avec les vacances, l'offre limitée maintient les prix. Les coûts de production devraient rester élevés à moyen terme.

© C. Pruilh Archives

Les prix pratiqués sur le marché des veaux de boucherie restent à des niveaux historiquement élevés. Les volumes du moment sont modérés, ainsi les abattages sur les six premières semaines de 2022 se sont-ils inscrits en retrait de 7,1 % en têtes et 5,4 % en tonnes par rapport à la même période de 2021, selon les remontées des abattoirs de plus de 2 000 têtes/an auprès d’Interbev. A 6,27 €/kg mi-février, le prix moyen pondéré des veaux de boucherie dépassait de plus de 9 % son bas niveau de l’an dernier et restait au-dessus de son précédent record de 2016.

Aucun relâchement des coûts de production en perspective

Ces prix élevés ne profitent pas forcément aux engraisseurs au vu de l’envolée des coûts de production. L’indice des matières premières entrant dans la fabrication des aliments d’allaitement (Imfal), calculé et publié par les Marchés s’établissait le 18 février à 192,59 points, contre 129,06 points un an plus tôt. Ses principales composantes, les cotations des poudres de lait et lactosérum, ne donnent aucun signe de détente à moyen terme.

Demande calme en viande

Sur le marché de la viande, la demande est assez calme puisque la restauration commerciale peine à retrouver son activité normale et que la restauration collective est sur pause dans deux zones pour les vacances scolaires. Seule la modestie de l’offre permet le maintien des cours.

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