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Consommation
Sur quels leviers de croissance s'appuyer en 2021 ?

La pandémie aura apporté des changements importants de consommation qui risquent de durer. Kantar dresse un tableau des leviers qui permettront de chercher la croissance dans l’avenir.

Le juste prix et la numérisation seront une priorité pour les acteurs agroalimentaires. © Gerd Altmann de Pixabay
Le juste prix et la numérisation seront une priorité pour les acteurs agroalimentaires.
© Gerd Altmann de Pixabay

« Capitaliser sur les tendances de consommation à domicile, donner la priorité au bien-manger, assurer la responsabilité sociale et environnementale, proposer un juste prix, accélérer la transformation digitale et se préparer à l’après-crise » sont autant de leviers identifiés par Lydia Rabine, strategic insight manager à Kantar pour faire face à la pandémie, lors du webinaire « Résilience, 6 leviers de croissance pour 2021 », tenu le 10 février.

En 2020, les Français ont acheté des produits essentiels et pratiques. Les ventes de surgelés et d’épiceries salées ont bondi, respectivement, de 11,3 % et de 9,5 %, portées par la croissance du fait maison. Pour compenser la fermeture des bars et des restaurants, les Français se sont rabattus sur les apéros festifs comme les charcuteries en libre-service (+8,7 %) ou encore les plateaux de fromages (+23 %). Autre phénomène nouveau, le retour des produits petits-déjeuners et d'aliments-confort.

La crise a encouragé le « manger sainement »

Si le marché du bio recrute davantage d’acheteurs, il a affiché son plus faible score en juin. « Le bio n’a pas le monopole du bien-manger », poursuit Lydia Rabine. Bien qu’il soit une valeur sûre, il faudra aller au-delà de ce label en ayant une vue d’ensemble du bien-manger. Par ailleurs, il faudra développer des offres en lien avec le régime des Français qui tend vers une consommation plus végétale sur le long terme et des produits moins transformés mais gourmands. En 2020, l’esprit patriotique s’est fortement traduit dans les achats, d’où l’importance de favoriser les circuits courts. Manger mieux passe aussi par la bonne compréhension des étiquettes, ce qui fait appel à un travail de pédagogie et de convergence des informations. Les applications « alimentaires », à l’instar de Yuka, pourraient faciliter cette lecture.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) reste une attente forte des consommateurs, mais dans un contexte de crise économique, elle devrait être plus portée sur le social que sur l’environnement.

Le juste prix et la numérisation, une priorité pour l’après

Pour 32 % des Français, les fins de mois sont difficilement bouclés. Les enseignes qui ont des prix avantageux (ex-hard-discounters) devraient gagner du terrain. Avec 76,6 % des foyers qui achètent des produits en promotion aussi souvent que possible, l’activité promotionnelle se renforcerait. Le succès de Too Good To Go illustre également l’importance de développer des solutions d’antigaspillage et économiques.

Le confinement a accéléré la numérisation du parcours d’achat. De nouvelles solutions sont apparues comme le click and collect. Les habitudes de livraison à domicile se sont installées à l’échelle des grandes surfaces, mais également sur le hors domicile et, dans une moindre mesure, sur les réseaux sociaux.

Se préparer à l’après-crise nécessite d’évaluer l’évolution des habitudes des millennials qui représentent 75 % des actifs en 2030. Cette génération ultra-connectée, mais aussi plus que jamais pénalisée financièrement par la crise, exigera des solutions d’achats malins et l’accélération de la numérisation.

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