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Sucre biologique européen : un marché d'importation, selon l'ARTB

Selon, l'Association de recherche technique betteravière (ARTB), le marché européen du sucre biologique évolue de manière "assez autonome" par rapport au marché communautaire du sucre conventionnel. Il reste encore un marché de "niche" et essentiellement d'importation.

Sucre

L'Association de recherche technique betteravière (ARTB) publie une nouvelle étude sur le sucre biologique dans l'Union européenne. Réalisée dans le cadre des travaux de suivi et d'analyse du marché européen du sucre biologique qui ont été initiés par l'ARTB depuis 2019, cette étude fournit des éléments chiffrés en lien avec la taille ainsi que les principales origines / destinations du marché, considérant encore comme un marché de "niche" et "d'importation pour l'essentiel".

Selon les estimations de l'association, le marché européen du sucre biologique - qui évolue de manière assez autonome par rapport au marché communautaire du sucre conventionnel - a représenté près de 275 000 tonnes lors de la campagne 2020/21, soit une hausse de 3% par rapport à la précédente campagne. "Si la dynamique conjoncturelle (Covid-19) a limité le niveau de cette hausse, l'accroissement des surfaces betteravières biologiques semblent devoir se poursuivre au cours des prochaines campagnes", met en avant l'ARTB.

Dynamique d'importation en 2020 contrastée

Les importations ont représenté 190 000 tonnes en 2020,  en baisse de 10% par rapport à 2019, une évolution conjoncturelle selon l'ARTB et non structurelle. "Bien que l'historique de données soit encore très limité, cette contraction du volume des importations ne semble pas de nature à remettre en cause la dynamique de croissance de ce marché d'importation", indique l'ARTB dans son étude.

En 2020, il a été constaté "une poursuite de la hausse des volumes en provenance de Colombie (+19kt) et du Laos (+9kt)", et "une baisse significative du volume des importations qui affecte principalement le Brésil (-16kt), l'Inde (-15kt), le Paraguay (-8Kt) et l'Argentine (-4 kt).

Les "plaques tournantes" européennes que sont la Belgique et les Pays-Bas ont significativement baissé leur volume d'importation, ainsi que la Suède, tandis que les "flux directs" n'ont pas affectés (hausse des volumes allemands (+8kt) et dans une moindre mesure italiens (+4kt).

Le nouveau règlement modifiera-t-il ce schéma ?

L'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire pour la production biologique au 1er janvier 2022 implique que les produits biologiques importés dans l'Union européenne -sauf accord commercial réciproque - devront être certifiés conformes (et non plus équivalents comme actuellement) aux règles en vigueur dans l'Union européenne. "Certains pays tiers - bénéficiant actuellement de la règle d'équivalence - pourraient en effet se voir refuser l'accès futur au marché européen sans conformité stricte avec les règles européennes", met en avant l'association. Ce nouveau règlement pourrait donc modifier la structure actuelle de marché. Autre conséquence possible, selon l'ARTB, un renchérissement des couts de production dans les pays tiers, pouvant "soutenir" les prix sur le marché européen et favoriser un développement supplémentaire de la production européenne.

"A moyen ou long terme, la structure du marché européen du sucre biologique pourrait être profondément modifiée", conclut l'ARTB.

Ceci étant, afin que les organismes et autorités de contrôle et les opérateurs établis dans des pays qui ont été reconnus comme "équivalents" puissent se mettre en conformité avec le nouveau règlement, la date d'expiration de leur reconnaissance d'équivalence est maintenue jusqu'au 31 décembre 2026.

 

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