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Céréales
Retrait des cours sur fond de prises de profit

Des prises de profit sur le marché de Chicago ont fait baisser les cours outre-Atlantique. La demande demeure toutefois importante sur le marché mondial et reste un élément de soutien des cours.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 24 novembre au 1er décembre. Blé tendre, orge fourragère et maïs s’affichent en retrait d’une semaine sur l’autre. Jusqu’au lundi 30 novembre, la tendance était plutôt stable à légèrement haussière pour les céréales à paille, mais des prises de profits sur le marché de Chicago ont fait baisser les cours outre-Atlantique, entraînant avec eux les prix français. La demande mondiale reste toutefois un élément de soutien des céréales à pailles et du maïs.

En blé et en orge, les zones portuaires hexagonales ont poursuivi leur approvisionnement pour répondre à la demande mondiale avec des primes maintenues sur les ports de Rouen, Dunkerque et La Pallice, qui ont concentré une majorité des échanges. On notera l’achat égyptien de 175 000 t de blé même s’il a profité aux origines russes, un nouvel achat étant attendu prochainement en complément. L’hypothèse de la mise en place d’un quota d’exportation de 15 Mt entre le 15 février et le 30 juin conduit les vendeurs locaux à se montrer agressifs sur le marché mondial, limitant ainsi le potentiel de hausse actuel.

La demande intérieure de blé était manifeste avec des meuniers français se positionnant sur la deuxième moitié de campagne et sur la prochaine. Par ailleurs, le blé amidonnier affiche des cours équivalents au blé meunier, compte tenu d’une forte demande de l’amidonnerie française.

Côté fondamentaux, Abares a annoncé une récolte de blé australienne à 31,17 Mt et (28,91 Mt le mois dernier) et d’orge à 11,46 Mt (11,2 Mt), l’Australie a bénéficié de pluies suffisantes cette année.

En maïs grain, alors que la récolte française est achevée et confirmée à 13,6 Mt par l’AGPM (lors de son assemblée générale le 26 novembre), les industriels de la nutrition animale hexagonaux, mais aussi espagnols se montrent toujours acheteurs, même si l’offre ibérique limite la tension sur ce marché.

Les conditions climatiques en Amérique du Sud, sécheresse en Argentine et au Brésil, ont indirectement alimenté la fermeté des cours. En France, les conditions de culture « bonnes et très bonnes» du blé tendre et d’orge d’hiver s’affichaient, au 23 novembre, respectivement à 96 % et 94 %, les semis étant achevés ou presque.

1 Mt d’orge à charger pour la Chine en récolte 2021

L’orge fourragère récolte 2021 s’affiche actuellement à 191 euros la tonne rendue Rouen contre 190 euros la tonne en blé tendre meunier. Un raffermissement dû à la forte demande de la Chine qui prend position sur la prochaine récolte pour un volume d’un million de tonnes. Les origines UE et zone mer Noire sont sollicitées. À suivre…

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