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Céréales
Repli général des cours en France

Les perspectives restent favorables en céréales à paille et les craintes s’estompent pour le maïs. Ces conditions pèsent sur les prix français.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 15 au 22 juin. Les cours céréaliers ont reculé, en céréales à paille comme en maïs, sur Euronext comme sur le marché à terme de Chicago. Les prix sur le marché physique hexagonal ont suivi la même tendance. Les inquiétudes concernant les conditions de culture du maïs sur le continent américain, et notamment au Brésil, ne semblaient plus porteuses pour les cours en ce début de semaine. En France, si les cours de la céréale reculent en ancienne comme en nouvelle récolte, les prix du maïs demeurent très fermes sur les mois d’été avec une demande toujours soutenue et une offre tout aussi limitée.

Les opérateurs restent attentifs aux prévisions météorologiques à l’approche des récoltes de céréales à paille dans l’hémisphère nord. En France, les pluies ne sont pas suffisamment importantes pour le moment pour altérer la qualité, mais les producteurs restent prudents et espèrent un retour à un temps plus sec. Selon FranceAgriMer au 14 juin, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » sont stables sur une semaine, à 81 % pour le blé tendre et à 76 % pour l’orge d’hiver (contre respectivement 56 % et 52 % l’année dernière à la même date). Concernant le maïs, elles sont également stables à 90 % sur la semaine (versus 83 % à la même date en 2020).

Par ailleurs, au 20 juin, l’Union européenne a exporté 25,10 millions de tonnes (Mt) de blé, contre 34,28 Mt l’an dernier à la même époque. En orge, 7,07 Mt ont été vendues, contre 7,22 Mt l’an passé. En maïs, l’Union européenne a importé 14,26 Mt, contre 19,34 Mt en 2020, même date. On notera que l’Algérie a refoulé un chargement de 27 000 t de blé meunier français, jugé impropre à la consommation, après que les autorités sanitaires ont trouvé deux animaux morts dans cette cargaison.

Abondance de blé en perspective

Dans la zone mer Noire, notamment en Ukraine, les conditions sèches et chaudes sont parfaites pour les céréales à paille et on peut imaginer un démarrage des moissons début juillet. Une enquête, menée par Reuters auprès de vingt et un analystes, montre que les exportations de blé de la Russie, de l’Ukraine et du Kazakhstan vont augmenter de 5 %, à 66 Mt, pour la campagne 2021-2022 (début au 1er juillet). L’organisme des statistiques de la Commission européenne, Mars, a corrigé à la hausse son estimation de rendement de la récolte 2021 pour l’Union européenne, à 6,01 tonnes par hectare en blé tendre (contre 5,91 t/ha en mai), et à 5,90 tonnes par hectare en orge d’hiver (contre 5,89 t/ha). Enfin, aux États-Unis, 17 % des surfaces de blé d’hiver ont été récoltés (en retard par rapport à la moyenne sur cinq ans, établie à 26 %).

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