Aller au contenu principal

Pourquoi le prix du porc baisse en Espagne

C'est une première depuis près d'un an, le prix du porc a reculé en Espagne la semaine dernière, baisse confirmée ce jour. Il a fini par suivre la tendance baissière amorcée en Europe. De quoi réenvisager d’exporter vers la Chine ?

© max-harlynking

Le prix du porc a baissé en Espagne jeudi dernier, puis de nouveau hier, dans la continuité des autres places européennes. C'est une première en 48 semaines. La baisse précédente remontait au 4 novembre 2021. Le cours s’était établit à 1,02 euro. Depuis, il a alterné entre hausse et stabilisation. En amont, les producteurs étaient confrontés à une hausse du prix des matières premières, du coût de l’énergie, à de fortes chaleurs dès le mois de mai et au syndrome dysgénésique et respiratoire du porc. Par conséquent, l’offre était restreinte et les poids des porc baissiers.

Moins de besoins avec un jour férié

Ce premier recul du cours du porc peut être le signe d’une stabilisation de la production selon Mercolleida. A contrario, il peut s’agir des répercussions liées au jour férié. Chaque année, à la date du 12 octobre, les Espagnols célèbrent l’équivalent de la fête nationale. Entre le 5 et le 12 octobre, Mercolleida rapporte une chute de l’activité des abattoirs d’environ 20 %. Un recul de la demande pourrait aussi expliquer cette première baisse du cours.

Vers un retour du porc espagnol sur le marché chinois

Avec cette baisse, l’Espagne espère développer ses ventes vers le marché chinois. Le cours continue de progresser sur le marché à terme de Dalian (Chine) mais aussi sur les marchés physiques. Signe d’après Mercolleida que le gouvernement chinois ne dispose pas de réserves suffisantes en viandes de porc.

Le prix du porc sous la barre des 2 € en France

Dans le même temps, le prix du porc français à Plérin a de nouveau reculé. Il est repassé sous la barre des 2 € jeudi 20 octobre, après une baisse proche du maximal autorisé (-4,9 centimes). Un recul qui s'explique par la hausse saisonnière de l'offre tandis que la demande est très pénalisée par l'inflation.

Les plus lus

Mamie au supermarché
7 marqueurs de l’alimentation des seniors d’aujourd’hui

Les habitudes alimentaires des Français de plus de 65 ans ou plus ont évolué avec le changement générationnel. Ces dernières…

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

camion bétailler au port
Bovins vivants : « explosion des exportations de l’Amérique du Sud vers la Méditerranée »

Les échanges mondiaux de bovins vivants sont dynamiques, mais se sont nettement reconfigurés ces dernières années. Ce aux…

Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs

L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

poules dehors en élevage
Canicule : 500 à 700 000 poules pondeuses perdues, des conséquences à moyen terme en œufs 

Les premières estimations du CNPO sont à une perte de 1 à 1,5 % du cheptel. Tous les modes d’élevage ont été touchés. Les…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio