Aller au contenu principal

Bourgogne Franche-Comté : Comprendre le fonds d'investissement pour l'agroalimentaire

La région Bourgogne-Franche-Comté a lancé en janvier 2023 un nouvel outil, BFC Participations pour renforcer les ressources financières des entreprises de l’agroalimentaire. Une enveloppe de 3,5 millions d’euros destinée à accompagner les entreprises dans leur croissance.

Avec BFC Participations, la région Bourgogne Franche-Comté espère dynamiser sa filière agroalimentaire.
© nattanan23 - Pixabay

La filière agroalimentaire est prépondérante en région Bourgogne Franche-Comté. Elle représente plus de 2100 entreprises employant plus de 26 800 salariés. Pour renforcer la filière et renforcer ses ressources financières, le Conseil régional a lancé en janvier 2023 un fonds d’investissement qui lui est réservé : BFC Participations.

Lire aussi : Agroalimentaire : Comment FnB Private Equity peut accompagner les PME dans le cadre du fonds article 9 ?

3,5 millions d'euros pour une participation minoritaire et transitoire

Ce nouveau fonds d’investissement de 3,5 millions d’euros est destiné à prendre des parts minoritaires au capital des entreprises qui le sollicitent. Sa gouvernance sera mixte publique-privée. « L’intervention se concrétise obligatoirement aux côtés d’un fonds d’investissement partenaire, régional ou national, respectueux du maintien des intérêts des filières agroalimentaires régionales », précise un communiqué de presse de la région, diffusé en novembre 2023.

« Cette cession se fera de préférence à des porteurs d'intérêts régionaux.  »

BFC Participations se veut un outil financier de transition. Il restera aux côtés du dirigeant au début de son aventure avant de céder ses parts. «Cette cession se fera de préférence à des porteurs d’intérêts régionaux, à commencer par le dirigeant de l’entreprise, à sa famille ou à un industriel régional », affirme la Région.

Lire aussi : Le signal positif adressé par Le Fourgon

Des tickets d'entrée entre 150 000 et 500 000 euros

Le fonds d’investissement BFC Participations sera présidé par Alain Cannard, lui-même ancien dirigeant de Monts et Terroirs (Fromages AOP Franche-Comté et Savoie) et président de l’Association régionale pour les entreprises agroalimentaires (AREA) de Bourgogne Franche-Comté de 2017 à 2019. Dans un article des Echos, du 7 décembre 2023, celui qui est depuis 2018 le patron du fonds de placement Duck Participations, entreprise qui se veut discrète à Besançon, a annoncé que le ticket d’entrée de BFC Participations pourrait être compris « entre 150 000 et 500 000 euros, voir plus selon le cas ». 

3,5 millions d'euros pour aider 5 à 8 entreprises

Les entreprises à qui ce fonds s’adresse ont des activités très larges : machinisme agricole, emballages, logistique ou process industriel, tout « sauf le foncier agricole »

Éviter la catastrophe du Feader

Avec ce premier fonds de 3,5 millions d’euros qui  pourra être abondé si besoin, la Région espère aider « de 5 à 8 entreprises ». Un symbole dans la lutte des territoires qui veulent ramener les instances de décisions chez eux. Reste à espérer qu’en Bourgogne Franche-Comté, la gestion de ce fonds ne tournera pas au conflit, comme celle du Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) avec les syndicats agricoles.

     

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio