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Cotations
Poudre de lait : les prix à des sommets inédits, faute d’offre

Les prix de la poudre de lait écrémé atteignent des records, nul ne sait quand un plafond sera atteint dans un marché qui manque de disponibilités.

Les prix de la poudre de lait 0 % sont à des niveaux jamais vu ces quinze dernières années
Les prix de la poudre de lait 0 % sont à des niveaux jamais vu ces quinze dernières années
© Les Marchés

La cotation Atla de la poudre de lait a dépassé la barre des 4000 €/t en semaine 11 et atteignait 4 110 €/tonne en semaine 12. C’est un record historique, 65 % de plus que l’an dernier même date et 30 % de plus que le précédent record pour une mi-mars atteint en 2014. Les opérateurs se montrent unanimes sur un point, personne ne peut situer le plafond.

Des disponibilités très réduites

Si le marché est déséquilibré, c’est avant tout faute d’offre. En Europe, la collecte laitière manque de dynamisme depuis plusieurs mois, et les perspectives sont assez ternes vu l’envolée des coûts de production (carburants, engrais, alimentation animale) et la baisse du cheptel laitier. Les fabrications de poudres de lait ont chuté de 6,2 % en 2021 comparé à 2020 selon la Commission, à la fois car la collecte reculait et car les industriels ont privilégié le fromage. Les stocks communautaires de poudre sont à des niveaux historiquement bas.

Fin 2021, les stocks de poudre de lait écrémé dans l’Union étaient à un plus bas historique selon EDA

Une demande au rendez-vous

Pour l’heure la demande est restée régulière. La plupart des échanges sont bien sûr réalisés sur des contrats mais des affaires se traitent régulièrement en spot à court terme, reflétant un réel besoin des acheteurs qui sont, pour l’heure, encore disposés à payer le prix fort. Néanmoins, à un moment les utilisateurs ne pourront plus répercuter ces hausses et un plafond sera atteint, reste à savoir quand, aucun signe n’indique pour l’heure qu’il est proche. Les exportations sont aussi régulières. Elles étaient néanmoins en retrait en 2021 (-4 % sur onze mois), faute d’offres. La Chine était notre premier client, absorbant 16 % des envois, devant l’Algérie (12 % de nos envois), dont les achats reculent. La tenue de la demande pays tiers reste très incertaine dans un contexte de hausse des prix et des coûts de transport. Les reconfinements en Chine menacent aussi la consommation.

Très peu de lisibilité sur la suite de 2022

Pour la fin de l’année, certains opérateurs estiment d’ores et déjà qu’il manquera de matières. Mais le marché reste très peu lisible, au vu de la conjoncture hautement incertaine du fait notamment de la guerre en Ukraine.

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