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Salon du fromage : « C’est une opportunité pour les petits producteurs qui veulent développer leurs ventes en France et à l’export »

Le Salon du Fromage et des Produits Laitiers se tiendra à Paris du 7 au 9 juin 2026. Il se veut un carrefour de rencontre entre les producteurs et les crémiers-fromagers, qui sont prescripteurs auprès de consommateurs en quête de réassurance. C’est aussi l’occasion de rencontre des partenaires pour faire voyager ses produits au-delà des frontières. 

 Fernando Medina Zenoff
Pour Fernando Medina Zenoff, directeur du salon « chaque fromage à son mot à dire au salon ! »
© Salon du Fromage et des Produits Laitiers

Le Salon du Fromage et des Produits Laitiers, se tiendra du 7 au 9 juin 2026, au parc des expositions de Paris (Porte Versailles). Ce salon professionnel, habituellement couplé au Salon de l’Agriculture, a dû décaler sa date du fait des travaux en cours. « C’est une occasion pour le Salon du Fromage de briller de sa propre lumière ! D’autant plus que de nombreuses synergies sont envisageables avec Gourmet Sélection, un autre salon Comexposium qui aura lieu à ces dates » réagit Fernando Medina Zenoff, directeur du salon. Car les crémiers-fromagers qui fréquentent les allées du Salon du Fromage sont plus de 80 % à avoir installé un corner « épicerie fine » en magasin. 

Lire aussi : Quels sont les fromages les plus achetés par les Français ?

Une opportunité pour tous les fromages

Les stands sont vendus à plus de 80 % mais « il reste encore quelques places, c’est une opportunité pour les petits producteurs qui veulent développer leurs ventes en France et à l’export » appuie Fernando Medina Zenoff, car « chaque fromage à son mot à dire au salon ! ». Il insiste sur l’opportunité que représente cet événement pour toucher un public de fromagers prescripteurs qui sait parler à une clientèle « adepte de storytelling et qui veut mettre des visages sur le fromage ».

« Mettre des visages sur le fromage »

Rayonnement international du fromage français

Depuis ses débuts en 1991, le Salon du Fromage s’est internationalisé. « 21 % de nos visiteurs étaient internationaux » chiffre le directeur, qui a mis en place un programme de « top acheteurs internationaux » dont l’hébergement est pris en charge.

Lire aussi : Exportations de fromage : comment l’Europe a battu un record en 2025

Ils viennent de 60 pays, notamment de l’Union européenne, mais sont aussi nombreux des États-Unis et du Japon car « Paris attire, c’est La Mecque du fromage » sourit-il. Et l’inverse est vrai aussi, puisque 40 % des exposants sont étrangers.

Lire aussi : Fromage : le Japon va importer davantage en 2026, l’Europe peut-elle en profiter ?

Innovations pour s’adapter aux nouvelles tendances de consommation

Pour Fernando Medina Zenoff, « les consommateurs restent attachés aux fondamentaux, au terroir, à l’origine mais ils explorent de nouveaux usages ». C’est le cas de la consommation en apéritif, dans la cuisine au quotidien comme ingrédient mais aussi comme plateau à partager, « d’autres moments qu’entre le plat et le dessert ». Ils recherchent de nouvelles saveurs et de nouvelles textures. Une des nouvelles animation phare du Salon est d’ailleurs le « grilled cheese challenge », sous forme de « battle » ludique. 

Lire aussi : Lait de chèvre : un potentiel en France et à l’export, mais l’amont peine à suivre

Le lait cru et les AOP ont encore leur mot à dire

Les AOP et le lait cru ont encore une place importante pour le consommateur. Elles sont « symboles de savoir-faire et de variété des fromages français » mais peuvent aussi jouer la carte de l’innovation. « Plutôt sur des associations inédites, avec des boissons, des fruits pour surprendre encore le consommateur ». 

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