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Œufs : les opérateurs doivent s’adapter aux conséquences de la canicule

L’évolution des prix des œufs français, au 2 juillet 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.

ovoproduit à l'usine
Comment évoluent les prix des oeufs destinés à l'industrie cette semaine ?
© CNPO

Œuf conditionnable :

L’heure est au bilan de la vague de canicule, mais les données consolidées ne sont pas encore disponibles. Une chose est sûre, la mortalité a été importante et aucun mode d’élevage n’a été épargné. Le ralentissement de la ponte a été net, ainsi que les pertes de poids des œufs, qui ont reculé de 2 g environ en moyenne. 

Le marché des œufs calibrés de code 3 à destination des grossistes parisiens est atone, avec l’approche des vacances et la fermeture des cantines. De plus, les importations persistent. En revanche, les grossistes des zones de villégiature sont aux achats pour se préparer à l’arrivée des touristes. 

Dans l’ensemble, les œufs les plus petits sont largement présents sur le marché, alors que les chaleurs ont diminué le poids moyen des œufs. Plusieurs opérateurs jugent difficile de les écouler. En revanche, les calibres G et TG sont bien plus rares. D’où des évolutions différenciées de la cotation. 

À destination du conditionnement, la demande en cage est limitée mais semble en rapport avec l’offre. En revanche, plusieurs opérateurs notent des manques en œufs alternatifs, surtout en plein-air et en bio. Ces deux modes d’élevage semblent avoir été très pénalisés par le coup de chaleur. 

Œuf non conditionnable : 

Le marché de l’œuf de code 3 destiné à l’industrie demeure plus détendu, avec des volumes présents sur le marché. Les industriels qui fabriquent des ovoproduits liquides tournent au ralenti, d’une part car les commandes baissent à cette saison, mais aussi car les utilisateurs d’ovoproduits sont, dans l’ensemble, moins aux achats depuis le début de l’année. Les tarifs ont continué de se tasser. 

En code 2, aucun échange cette semaine n’a été rapporté en spot. Le marché reste pourtant demandeur.

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