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Négociations commerciales : énième alerte de la filière porcine

Inaporc alerte sur l’effet ciseaux qui met à mal toute la filière française, notamment des éleveurs qui vendent à perte. Un seul moyen pour la filière de se sortir de cette situation : revaloriser les prix.

© Morten Thomson

Inaporc alerte dans un communiqué sur l’urgence de revaloriser le prix du porc, dans un contexte où les hausses des coûts de production vont mener 10 % des éleveurs vers une cessation d’activité.

« Les éleveurs n’ont pas atteint leur seuil de rentabilité une seule fois sur les douze derniers mois : une situation historique », souligne l’interprofession dans un communiqué.

Depuis mi-avril, le prix d’achat du porc est arrivé à un palier à 1,85 euro, alors que les coûts de production devraient franchir la barre des 2 euros le kilo. Malgré l’aide des pouvoirs publics de février 2022, les 10 000 élevages porcins français sont toujours dans la peine.

« Seule une revalorisation rapide des prix payés aux éleveurs pourra limiter les conséquences dramatiques de cet effet ciseaux sur la filière », indique Inaporc. L’interprofession insiste en rappelant que « même avec une revalorisation des prix, le porc restera la viande la plus accessible du marché et tiendra son rôle pour assurer l’équilibre alimentaire des consommateurs dans un contexte de resserrements des budgets ».

Les entreprises de l’aval de la filière – abattoirs et transformateurs – subissent par ailleurs une flambée des coûts des intrants, suscitant l’inquiétude de l’ensemble de la filière pour son avenir si les prix de vente ne sont pas revalorisés.

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