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Maîtres Laitiers du Cotentin : baisse inédite de la collecte

La coopérative normande a tenu son assemblée générale cette semaine. Retour sur un exercice complexe, avec une envolée des coûts de production que le groupe estime avoir répercutée, une déprise laitière sensible mais des bons résultats du réseau France Frais.

L'usine de Méautis
L'usine de Maîtres laitiers du Cotentin à Méautis, dans la Manche
© Maîtres laitiers du Cotentin

486 €/1000 litres, c’est le prix moyen TPC, TQC du lait payé aux éleveurs par Les Maîtres Laitiers du Cotentin pendant l’exercice annuel clôt au 31 mars, soit une hausse de 91 €/1000 litres, affichant la volonté du conseil d’administration de « de couvrir l’augmentation du coût de production estimé par l’Idele à 70€/1 000 litres » écrit le groupe normand dans un communiqué. Ce qui ne lui a pourtant pas permis de préserver ses volumes, avec une collecte en repli de 0,5 % par rapport à l’exercice précédent, une baisse inédite sur l’histoire de la coopérative. « Nous avons souffert d’une part d’un élément conjoncturel, la sécheresse. L’été 2022, c’est la première fois que le plan sécheresse était activé en Normandie », nous explique Jacques Klimczak, directeur Marketing et Communication du groupe, continuant « à cela s’ajoute le facteur structurel de la déprise laitière. Certes la Normandie est une terre de lait, moins affectée que d’autres bassins, mais c’est la réalité, les volumes reculent. On vise à minima la stabilité sur 2023 ». Ce recul des volumes a aussi fait l’objet de la prise de parole de Guillaume Fortin, le directeur général du groupe depuis le départ de son père en décembre, qui a appuyé « nous élaborons des démarches et plans d’actions pour contrarier cette lente érosion constatée ».

Des résultats plombés par l’inflation

Le « décalage évident entre nos coûts subis et les répercussions tardives expliquant grandement l’impact rude reflété dans nos comptes et les résultats de notre coopérative », explique le directeur général, qui précise que du côté de France Frais « sa capacité à continuer sa croissance organique, son développement des affaires et le passage des augmentations réalisées étape par étape a permis de préserver les marges dans cette forte période inflationniste », d’où un résultat net consolidé à 17,6 millions d’euros, en léger retrait sur un an.

 

 

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