Viande bovine : le Brésil devient premier fournisseur de l’Italie devant la Pologne et la France
Les exportations françaises de viande bovine vers l'Italie ont été nettement pénalisées par le manque d’offre au premier trimestre. Mais l’Italie a regardé en Amérique du Sud pour se fournir en viande importée.
Les exportations françaises de viande bovine vers l'Italie ont été nettement pénalisées par le manque d’offre au premier trimestre. Mais l’Italie a regardé en Amérique du Sud pour se fournir en viande importée.
51 300 téc de viande bovine, c’est ce que la France a exporté au premier trimestre 2026 selon les données des Douanes relayées par FranceAgriMer. C’est 8,9 % de moins qu’un an plus tôt. Les envois vers l’Italie, premier débouché pour les exportateurs français, avec près de 11 500 téc, ont notamment chuté de 13,1 %. Ils avaient été néanmoins particulièrement toniques début 2025 et retrouvent leurs niveaux de 2024, nuance l'Idele.
LIre aussi : Viande bovine : les exportations brésiliennes pourraient chuter de 10 % à cause de la Chine
Forte concurrence de l’Amérique du Sud en Italie
Pourtant, les importations italiennes de viande bovine dans leur ensemble ont plutôt progressé. Mais la France a perdu des parts de marché, comme la Pologne, l’Allemagne et l’Irlande, car son offre était rare et onéreuse. Ce sont les viandes d’Amérique latine qui ont tiré parti de la situation, avec une progression de 83 % des envois du Brésil sur les deux premiers mois de l’année. Il est devenu le premier fournisseur de l’Italie sur la période, avec 12 900 téc, devant la Pologne (9 700 téc), les Pays-Bas (7 800 téc) et la France (7 600 téc). Sur les deux premiers mois de 2025, le Brésil n’était que le cinquième fournisseur de l’Italie. En parallèle, sur ces deux mois, l’Uruguay a vu ses exportations vers l’Italie bondir de 56 %.
Lire aussi : Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026