Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026
Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix en 2026. Mais la Chine est un élément perturbateur majeur, et les incertitudes sont fortes du côté de la demande au Moyen-Orient.
Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix en 2026. Mais la Chine est un élément perturbateur majeur, et les incertitudes sont fortes du côté de la demande au Moyen-Orient.
La production mondiale de viande bovine a reculé de 2,5 % au premier trimestre 2026, calcule la Rabobank, qui projette un repli de 2,2 % sur l’ensemble de l’année. Dans l’ensemble Union européenne + Royaume-Uni, la baisse a atteint 4 % au premier trimestre, à cause de la poursuite de la baisse des cheptels laitiers comme allaitants. Sur l’année, le repli est anticipé à -1 %.
L’Europe importe davantage de viande bovine
Les importations européennes de viande bovine ont bondi de 28 % sur les deux premiers mois de l’année, en valeur, soit 130 millions d’euros supplémentaires. Les envois du Brésil ont bondi (+54 millions d’euros), comme ceux du Royaume-Uni (+35 millions d’euros) et de l’Uruguay (+24 millions d’euros), selon les données d’Eurostat.
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Malgré la mise en place de nouveaux accords de libre-échange (Mercosur, Australie), RaboResearch ne s'attend pas à un flot de viande supplémentaire à court terme mais conclut que l’UE devient de plus en plus un marché d’importation.
Un marché mondial de la viande bovine perturbé par la Chine
Selon RaboResearch, la Chine est le plus grand « facteur de troubles » au monde, depuis que le pays a déployé ses quotas, le 1er janvier. Les exportateurs ont voulu profiter du quota, tant qu’il était ouvert, en conséquence, les importations chinoises ont bondi de 27,5 % au premier trimestre. Les quotas devraient être bientôt remplis et la demande s’effondrer brutalement. Le Brésil comme l’Australie devront alors chercher d’autres débouchés.
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La guerre au Moyen-Orient pénalise la demande mondiale
En parallèle, la guerre au Moyen-Orient peut plomber le pouvoir d’achat des consommateurs pénalisés par la hausse du carburant et le ralentissement économique. Or la viande bovine étant la plus onéreuse, des arbitrages pourraient être envisagés à grande échelle, notamment au profit de la volaille. Un phénomène déjà observé en Afrique et en Asie par les analystes néerlandais.