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« Une promesse forte aurait été d’annoncer la fin des cages »

Frédéric Freund, directeur de l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs.
© DR

Les Marchés Hebdo : Didier Guillaume, après avoir reçu les ONG, a annoncé le 30 octobre l’arrêt du broyage des poussins fin 2021 et évoquer la fin de la castration des porcs à vif. Êtes-vous satisfait ?

Frédéric Freund : Il nous promettait des annonces fortes, elles ne sont pas fortes. La fin du broyage des poussins est dans les tuyaux depuis 2016-2020. Et pour l’heure, on a une solution technique invasive allemande et une solution non invasive en France non viable économiquement sur le sexage des œufs. Pour les porcs, on aurait préféré la fin de la castration tout court (des solutions existent comme d’envoyer des carcasses moins lourdes à l’abattoir ou le reniflage des carcasses). Pour la non-castration à vif, la question de l’anesthésie, qui pour l’heure est un acte vétérinaire, pose problème. Une promesse forte aurait été d’annoncer la fin des cages pour les lapins et les poules pondeuses en 2025, voire 2027-2028 pour permettre l’amortissement des investissements.

LMH : Le Conseil d’État a récemment retoqué votre demande concernant l’arrêt de l’abattage rituel sans étourdissement, quelle marge de manœuvre vous reste-t-il ?

F. F. : Le Conseil d’État dit en gros d’aller voir les politiques pour changer le droit. Deux solutions : soit on fait évoluer le ministre, soit on fait changer la loi, mais pour cela, il nous faut un vecteur législatif, donc une proposition de loi.

Propos recueillis par Nathalie Marchand

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