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Un marché du jambon sous tension

© Inra/Bertrand Nicolas

Découpe : Les difficultés rencontrées par la Financière Turenne Lafayette depuis décembre ont instauré un climat d’hésitation chez les salaisonniers et leurs fournisseurs. Certains industriels ont pris la décision de ne plus livrer le groupe, en raison d’encours trop importants et d’incertitudes quant à l’avenir. D’autres en revanche continuent de collaborer, rassurés pour partie par des délais de paiement plus courts. Un comportement qui n’est pas sans perturber l’activité du groupe, ni sans effet sur le marché. Des volumes sont redirigés vers les autres salaisonniers qui ont déjà ce qu’il faut en termes de volume pour une demande régulière mais toujours prudente en termes de prix. Dans l’expectative, et au regard de la fermeté des cours des porcs charcutiers, acheteurs comme vendeurs préfèrent pour le moment jouer la carte de la prudence tarifaire.

Porc : Les cours sont en mesure de se raffermir ce jeudi à Plérin. Les promotions se poursuivent et soutiennent les besoins des abattoirs, tandis que l’activité export a repris. Or, en parallèle, les offres s’annoncent mesurées voire limitées, que ce soit en France ou en Europe. Quelques paramètres peuvent toutefois peser sur les cours, à commencer par le probable regain de prudence à l’achat de certains outils avec l’arrêt d’une partie des mises en avant en magasins. L’orientation des cours ce jour en Allemagne — où certains industriels n’excluaient pas la semaine passée de ralentir leurs achats — sera également à surveiller de près.

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