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Recrutement
Trente-cinq postes à pourvoir chez Les Maîtres laitiers du Cotentin

Les Maîtres laitiers du Cotentin éprouvent des difficultés à trouver des candidats pour les trente-cinq postes disponibles à ce jour. Les métiers de la maintenance et de la conduite de machines sont les plus en tension.

Le métier de conducteur de machines n'attire pas assez les candidats. © MLC
Le métier de conducteur de machines n'attire pas assez les candidats.
© MLC

Le bassin d’emploi du Cotentin est très actif. Pour attirer des compétences, les industries de l’agroalimentaire sont en concurrence avec les activités locales historiques du nucléaire et de la construction navale et nouvellement avec un acteur dans l’éolien. Quels que soient le poste et les qualifications demandées, les difficultés de recrutement sont réelles. « À ce jour, nous avons trente-cinq postes à pourvoir au sein de la coopérative Les Maîtres laitiers du Cotentin, tous métiers confondus, confie Yannick Hébert, directeur des ressources humaines de la coopérative, il est notamment très difficile de trouver des candidats dans les métiers de la maintenance et de la production. »

« Cette tension gagne les emplois administratifs. Nous accueillons et formons des personnes en reconversion et acceptons de jeunes diplômés qui à l’heure actuelle font défaut dans les candidatures », ajoute-t-il. La coopérative n’est pas la seule dans cette situation, les autres acteurs laitiers situés dans la Manche éprouvent également des difficultés. Cette tension sur l’emploi a été remontée auprès de l’Association de la transformation laitière française (Atla) qui a choisi de lancer une action commune pour mettre en place une formation de conduite de machines à des personnes sans expérience.

Action commune avec d’autres industriels

« Plusieurs industriels se sont engagés à recruter les personnes qui suivraient cette formation, mais même en présence d’une promesse d’embauche, il a été très difficile de trouver des stagiaires. Il est important de faire connaître nos métiers. Certains s’étonnent parfois de notre taux de mécanisation. Ils ne l’imaginaient pas à ce niveau dans l’agroalimentaire », souligne-t-il.

Même en présence d’une promesse d’embauche, il a été très difficile de trouver des stagiaires

Cette formation de conducteur équipement agroalimentaire (CEA), menée par l’Afpa et le CFPPA Saint-Lô Thère et financée par l’Ocapiat, a réussi à trouver péniblement huit candidats sur quatorze places disponibles. Finalement, la coopérative Les Maîtres laitiers du Cotentin va recruter dans ce cadre une seule personne, les autres stagiaires étant répartis au sein des structures de Lactalis, Mont Blanc ou encore la Compagnie des fromages et Richesmonts. Des formations en interne suivent cette session théorique et pratique, qui vient d’ailleurs de débuter le 2 avril.

Aujourd’hui, la coopérative recherche, dans la Manche, quinze conducteurs de machine automatisée à Sottevast et cinq personnes supplémentaires au sein de sa nouvelle usine de Méautis. Comme d’autres industriels, la coopérative a recours pour les postes de conducteur de machine à la méthode de recrutement par simulation (MRS), développée par Pôle Emploi.

Cette méthode consiste à sélectionner des demandeurs d’emploi sur leur aptitude et non pas sur leur qualification pour le poste demandé. Le recruteur scrute les qualités potentielles pour exercer ce métier. Mais là encore, les candidats ne sont pas nombreux, bien que la méthode permette une ouverture à tous les publics.

Si la pyramide des âges reste encore équilibrée au sein de la coopérative, les ressources humaines la suivent de près pour éviter un déséquilibre dans les années à venir.

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