Aller au contenu principal

Transfobio prépare une aide à la formulation bio

Cyril Bertrand, coordinateur du réseau mixte technologique Transfobio.
© © Sylvie Carriat

Le RMT Transfobio met au point les méthodes et savoirs permettant de fabriquer des produits alimentaires bios ou aux profils naturels recherchés. Il va éditer un outil pratique sur Internet.

Formuler des produits bios répond à des impératifs de coût, de conservation, de réglementation… Mais en vue de bien les vendre, on doit s’assurer qu’ils répondront aux attentes des consommateurs. Le RMT (réseau mixte technologique) Transfobio mettra bientôt en ligne un outil d’aide à la formulation des produits transformés biologiques à l’usage des industriels. Cet outil sera disponible d’ici à cet été sur le site Internet de Transfobio, en cours de montage, a annoncé le coordinateur du réseau technologique, Cyril Bertrand. Ce dernier dirige le Critt de la région Paca, une cellule de diffusion technologique à l’usage des transformateurs de l’alimentaire. Il a fait une présentation de Transfobio le 26 janvier à Paris, lors d’un colloque RMT de l’Actia (instituts techniques) sur « l’agroalimentaire durable ».

« Formuler en bio ne veut pas dire décliner le conventionnel, a averti Cyril Bertrand, il faut en général refaire complètement la recette. » Il a évoqué les enquêtes sur la perception des consommateurs par l’école nantaise Oniris dans le cadre du réseau Transfobio. Celles-ci confirment que certains additifs ou auxiliaires, certains procédés aussi, même s’ils sont autorisés, ne sont pas bien perçus. S’agissant des additifs, les consommateurs de produits élaborés bios les préfèrent d’origine agricole. La confiance de ces consommateurs est « très corrélée à la présence d’un cahier des charges », a rapporté le coordinateur.

Entrée par substance, par fonction technologique et par filière

Le site Internet de Transfobio vise à « aider les industriels à simplifier la composition, et à faire en sorte qu’elle soit perçue comme la plus naturelle possible », a exposé le coordinateur. L’outil d’aide à la formulation s’appuie sur une base de données d’une quarantaine d’additifs et d’une trentaine d’auxiliaires de fabrication. On y pénètre par trois clés d’entrées : par substance, par fonction technologique et par filière. Une recherche par additif ouvre sur des ingrédients alternatifs. Exemple : l’acide citrique versus le jus de citron ou l’extrait d’acérola.

Cette alternative est proposée en version biologique ou non bio dans le cas de certaines fonctions. Une alternative de procédé est aussi proposée. Une recherche par fonctionnalité – le moelleux, la fraîcheur, la conservation, l’anti-agglomérant, etc. – ouvre sur les additifs, ingrédients et procédés possibles. Enfin, une recherche par filière sélectionne les formulations recommandées dans la filière.

Sur le site Internet l’industriel trouvera aussi des cas pratiques. Cyril Bertrand veut que l’on puisse y tester ses connaissances en matière de formulation bio et même s’exercer à des formulations. Le Critt Paca teste les problématiques des IAA à leur contact. Récemment, il a accompagné un fabricant artisanal de kombucha (une boisson pétillante fermentée), Lökki, afin d’établir un procédé des plus naturels. Le réseau Transfobio n’arrivera à son terme qu’en 2018, mais il doit déjà prochainement établir des formations en formulations et procédés dans l’agroalimentaire biologique.

Les réseaux en faveur de l’agroalimentaire durable

Neuf RMT (réseaux mixtes technologiques) associant les instituts techniques de l’agroalimentaire ont été présentés le 26 janvier à Paris. Ils ont en commun de soutenir des démarches visant à une industrie « durable » : la biopréservation (Florepro), la transformation bio (Transfobio), la valorisation des coproduits (Ecoval), nettoyage/désinfection (Chlean), détermination de la durée de vie microbiologique (Qualima), l’information sur l’emballage (Propack food), les fermentations (Fidele), l’amélioration nutritionnelle (Nutriprevius) et comportements alimentaires (Sensorialis).

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio