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Tereos change de stratégie commerciale

Le groupe coopératif, leader français du sucre, va consacrer les années 2021 et 2022 à améliorer sa compétitivité pour repartir sur de nouvelles bases.

Le groupe sucrier et amidonnier Tereos a besoin de passer d’une politique commerciale de volumes à une politique de marges pour améliorer ses résultats financiers et résister aux « bas de cycles » ; cette information stratégique, découlant des audits réalisés, a été donnée à la presse ce matin du mercredi 2 juin en visioconférence. Elle est conforme à l’intention du président Gérard Clay, de tourner la page du volume et de la croissance externe, et s’adapter définitivement à l’absence des quotas. Les résultats financiers présentés sont en amélioration mais restent insuffisants pour revenir à un résultat net positif et résorber la dette, ont estimé le directeur financier Gwenaël Eliès et le président du directoire Philippe de Raynal. L’Ebitda est de 465 millions d’euros pour un chiffre d'affaires de 4 317 millions d’euros au titre de la campagne allant d’avril 2020 à mars 2021. Il est en progression de 11% à taux de change courant. Les faits marquants ont été une mauvaise récolte betteravière en France (13 millions de tonnes contre une moyenne de 18 MT ordinairement), une bonne récolte de canne au Brésil et la hausse des prix du sucre et de l’alcool/éthanol en Europe comme au Brésil.

Des compétences commerciales déjà en place

Des progrès opérationnels ont été réalisés mais les marges de l’activité amidonnière se sont réduites dans un contexte de hausse du blé et du marché mature de l’amidon. Le résultat net est négatif de 133 millions d’euros, supportant notamment 76 millions d’euros de dépréciations d’actifs. Philippe de Raynal a désigné trois leviers destinés à améliorer la rentabilité du groupe agro-industriel de 23 000 salariés au profit des 12 000 coopérateurs : mieux valoriser les produits et répercuter les hausses, plus de synergie entre les métiers de l’industrie, mieux sélectionner les investissements et surveiller leurs effets. Le directeur a précisé que les services des ventes disposaient déjà des compétences pour mener à bien les changements de politiques commerciales, évoquant la nécessité d’améliorer l’exécution et le pilotage. Il a signalé l’engagement dans un programme de digitalisation. Tandis que Gérard Clay a dévoilé les points essentiels de son message aux agriculteurs : l’affirmation du rôle coopératif, l’adaptation à la fin des quotas avec l’objectif de retrouver des prix de la betterave d’avant, et le besoin de nouveaux repères entre défis sociétaux et environnementaux.

 

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