Aller au contenu principal

Sel bio : Carrefour s’oppose à la proposition de réglementation

Alors que la Commission européenne a lancé une consultation sur une proposition de texte relative à la production de sel bio, les critiques se font de nouveau sentir. Notamment chez Carrefour qui affirme son opposition claire à ce texte.

Un projet de texte sur la réglementation du sel bio est mis en ligne pour avis sur le site de la Commission européenne jusqu'au 4 janvier
© Pixabay

Depuis janvier 2022, une nouvelle réglementation européenne sur l’agriculture biologique a été mise en place. Pour autant, certains actes délégués n’ont pas encore été publiés et des sujets font encore l’objet de controverses, principalement celui du sel bio. Dès l’entrée en vigueur du texte, les oppositions se sont multipliées et le sujet est loin d’être réglé.

Récemment, la Commission européenne a mis en ligne pour avis, avant une potentielle adoption de l’acte délégué, une proposition de texte relative à la production de sel bio. Les avis peuvent être donnés jusqu’au 4 janvier 2023. Ce texte entérine notamment que le fait que le sel de mine (gemme) ou de mer puisse être biologique. Au 23 décembre, 112 avis sont déposés. Ils émanent de toute l’Europe et autant de personnes favorables à ce que le sel de mine puisse devenir bio, que des défenseurs du sel artisanal, seul sel pouvant être bio selon eux.

Réagissant à ce texte, Carrefour réaffirme son opposition à l’ouverture du label bio aux productions de sel, comme il le fait depuis des mois.  « Carrefour est opposé à cette évolution dans la mesure où elle rend le label bio moins lisible pour le consommation et qu’elle éloigne la production biologique de ses fondamentaux agronomiques », dit le distributeur dans un communiqué, ajoutant, « un label bio apposé sur l’ensemble des sels, sans discrimination de leur mode de production, viendrait en effet perturber l’équilibre actuel, car il donnerait l’impression que tous les sels et les modes de production sont similaires, permettant ainsi aux acteurs industriels de venir écraser la filière traditionnelle ».

« Comment peut-on penser que le sel de mine ou le sel marin, utilisant des outils industriels d’extractions ou de récolte, puisse être labellisé bio sans préjudice pour l’image du label ? », s’indigne le distributeur.

Les plus lus

Viande : Sicaba se place en redressement judiciaire
La Sicaba s’est placée le 2 février en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Cusset. La hausse de l’énergie…
vaches allaitantes
De combien va baisser la production de viande bovine en 2023 ?
L’Institut de l’élevage livre ses prévisions 2023 sur le marché de la viande bovine. Les disponibilités françaises vont rester en…
Les mauvais résultats du bio en 2022 en 7 chiffres
La FCD dresse dans sa note mensuelle un bilan négatif des ventes de produits biologiques en 2022.
Grippe aviaire : onzième foyer dans le Gers et une nouvelle suspicion
Un onzième foyer de grippe aviaire été confirmé le 22 janvier dans le département du Gers et une nouvelle suspicion était en…
Frédéric Chartier, président du groupement de producteurs Armor œufs depuis avril 2022.
Pourquoi Armor Œuf veut renégocier ses contrats ?
Face à la hausse des coûts de production des œufs, notamment de l’énergie, l’amont de la filière œuf est sous tension. Entretien…
Egalim 3 : la proposition de loi Descrozaille passe le cap de la commission des Affaires économiques
En commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, les députés ont adopté le projet de loi Descrozaille visant à…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 704€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio