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Sabaton s’adapte au changement climatique

Le spécialiste des châtaignes s’agrandit pour faire face aux récoltes irrégulières et à la nécessité d’un tri plus rigoureux engendrées par le réchauffement climatique.

Le nouvel entrepôt de Sabaton atteint 4000 m2 de superficie.
© Sabaton

La Maison Sabaton, entreprise familiale ardéchoise spécialisée dans la transformation et le confisage des châtaignes, a investi 4 millions d’euros dans un nouvel entrepôt à Aubenas qui sera inauguré le 20 septembre 2019. « À cause du réchauffement climatique, les récoltes sont aujourd’hui irrégulières. Nous avions donc besoin d’un espace de stockage plus important que celui de notre ancien site », précise Christophe Sabaton, président de la société mère.

Cet espace dispose de 2 200 m2 de surface de stockage, contre 800 m2 dans l’ancien. Les chambres froides s’étendront sur 800 m2 contre 300 m2 sur l’ancien site, et l’atelier atteindra une superficie de 1 000 m2 contre 200 m2 auparavant. « L’ancien entrepôt avait 40 ans d’âge et était obsolète. Avoir plus d’espace permettra aux salariés de travailler dans de meilleures conditions, avec maintenant des chariots élévateurs. Nous recherchions quelque chose de plus grand, et ce terrain de 17 000 m2 a été une belle opportunité », souligne Christophe Sabaton. D’une surface totale de 4 000 m2, l’entrepôt permettra de traiter les châtaignes plus rapidement et plus efficacement. « Maintenant que les mois d’octobre et de novembre sont très doux, les châtaignes sont plus facilement touchées par des parasites », précise-t-il. Par ailleurs, le site facilitera la gestion des lots de châtaignes conventionnels, bios et AOP d’Ardèche. « Le tri des fruits sera plus rigoureux », promet Christophe Sabaton.

Ce nouvel entrepôt ne permettra pas à la société d’augmenter ses volumes, l’approvisionnement étant le facteur limitant. « Le changement climatique, nous le voyons. Nous essayons de l’anticiper en plantant des châtaigniers en altitude, mais avant de voir si l’arbre se porte mieux ou non, il faut attendre quinze ans ! » rappelle Christophe Sabaton.

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