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Céréales
Renchérissement du blé tendre, léger recul du maïs

Entre prévisions météo et grève de la SNCF, les prix des céréales à paille progressent sur un marché intérieur calme. En maïs, la baisse de la récolte argentine n’a pas suffi à soutenir les cours français.

Période du 20 au 27 mars. Les cours du blé tendre sur le marché physique français se sont raffermis d’une semaine sur l’autre, dans le sillage des marchés à terme européen et états-unien. La hausse des cours du blé sur Chicago qui ont profité de l’effritement du dollar face à l’euro s’explique principalement par la révision à la baisse des volumes de précipitations qui devraient arroser les grandes plaines de production de blé aux États-Unis dans les quinze prochains jours. Au 19 mars, selon l’USDA, le taux des conditions de culture qualifiées de bonnes à excellentes a encore reculé pour le blé au Texas, au Kansas, dans l’Oklahoma et l’Arkansas, avec respectivement 10 % (contre 13 % le 12 mars), 11 % (contre 12 %), 5 % (contre 7 %) et 55 % (contre 59 %).

En France, les conditions de culture bonnes à très bonnes se sont également dégradées en semaine 11 en blé tendre, atteignant 79 % des surfaces (contre 80 % la semaine précédente et 91 % en 2017 à pareille époque), d’après Céré’Obs. Conséquences, le CIC projette, au 22 mars, une baisse des stocks planétaires de blé entre 2017-2018 et 2018-2019, passant de 256 Mt à 253 Mt. Côté activité, le marché hexagonal est relativement calme, les agriculteurs peinant à offrir leurs marchandises à la vente, malgré la petite fermeté enregistrée cette semaine. Des affaires sont enregistrées dans le sud-ouest de la France, sur les deux campagnes, à la faveur des fabricants d’aliments pour animaux espagnols, principalement.

En maïs, les prix sur les places hexagonales évoluent dans une fourchette étroite : ils s’effritent légèrement sur la période, à l’image de la tendance enregistrée sur Chicago, tandis que les cours de la céréale progressent quelque peu sur Euronext. Ces derniers accusent le coup d’une production argentine de maïs pour 2017-2018, de nouveau rognée par la Bourse aux céréales de Buenos Aires à 32 Mt (versus 39 Mt en 2016-2017).

Fermeté des primes portuaires en orge

Les prix de l’orge de mouture ont progressé d’une semaine sur l’autre, soutenus par une demande internationale toujours aussi présente. Pour preuve, la dernière acquisition tunisienne concernant 25 000 t de marchandises, alors que l’Arabie saoudite est toujours aux achats. Ce contexte porteur a conduit à une hausse des primes portuaires, qui a été renforcée par les problèmes logistiques découlant de la grève des cheminots. Les perturbations du fret ferroviaire provoquent un renchérissement du transport routier, qui tente de s’y substituer.

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