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Oléoprotéagineux
Relative stabilité du colza, sur un marché baissier

Les cotations du colza ont évolué dans des marges étroites sur le marché physique français cette semaine, alors que les cours du canola, du soja et de l’huile de palme se tassaient.

Evolution du cours du colza Fob Moselle

Période du 19 au 26 janvier. Les prix du colza sur les places hexagonales n’ont guère évolué sur la période. En revanche, les cours du canola à Winnipeg, du soja à Chicago et de l’huile de palme à Kuala Lumpur se sont repliés dans le même temps. Le pétrole a, de son côté, renchéri.

L’effritement des cours du canola canadien à Winnipeg s’explique par de nombreuses ventes techniques, le marché à terme étant jugé suracheté. Toutefois, les opérateurs craignent toujours des stocks bas au Canada sur le marché physique, limitant le potentiel de baisse des cours.

En soja, la baisse des prix est attribuée à des ventes techniques à Chicago et aux précipitations rassurantes en Amérique latine. L’analyste IHS Markit table sur une hausse de la sole états-unienne de soja en 2021, à 36,45 millions d’hectares, soit une progression de 8,4 % par rapport à l’an dernier. Les récoltes au Brésil ont commencé. Malgré la hausse des importations chinoises de graines états-uniennes, des analystes privés rapportent que ces commandes n’atteignent pas les objectifs de la phase 1 de l’accord commercial. La politique commerciale du nouveau président états-unien Joe Biden sera à suivre de près, sachant qu’il se pourrait que son administration maintienne une certaine pression sur la Chine, selon divers analystes.

Baisse des exportations malaisiennes d'huile de palme

La baisse des prix de l’huile de palme à Kuala Lumpur s’explique encore par la baisse des exportations malaisiennes, illustration d’un tassement de la demande mondiale. Les analystes de Société générale de surveillance et Intertek Testing Services estiment les exportations malaisiennes en repli de, respectivement, 43,3 % et 43,1 % entre les vingt premiers jours de décembre et de janvier.

Concernant le pétrole, les prix du baril ont progressé, soutenus tant par les perspectives d’une demande amenée à repartir aux États-Unis – même si la pandémie ne ralentit pas encore – que par la promesse d’une offre contenue en Irak. De fait, la hausse tarifaire s’explique en partie par l’annonce du programme de relance de 1 900 milliards de dollars que souhaite faire adopter le nouveau locataire de la Maison-Blanche Joe Biden, dont le but est de doper l’activité économique et donc la consommation d’or noir outre-Atlantique. L’autre facteur haussier concerne les nouvelles positives sur le front de l’Opep, l’Irak ayant promis de réduire sa production de pétrole en janvier et février pour compenser le dépassement de 2020.

Les prix du tournesol sur le marché physique français n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre.

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