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International
Produits laitiers : la Chine va moins importer en 2022

L’USDA a mis à jour ses prévisions sur le marché des produits laitiers en Chine en 2022. Hausse de la collecte et baisse de la demande, tout se conjugue pour que les importations chinoises de produits laitiers reculent cette année, à l'exception du beurre.

La Chine devrait importer moins de produits laitiers en 2022
Les importations de volailles n'ont pas baissé au premier semestre 2024 sur un an.
© Virginie Pinson

La collecte laitière en Chine devrait atteindre 39,65 millions de tonnes en 2022, estime l’USDA, soit 4,5 % de plus que son record historique de 2021, grâce à la progression du troupeau laitier et l’amélioration de la productivité. Néanmoins les prix du lait tendent à baisser, tout en restant à des niveaux élevés, alors que les coûts de production progressent, ce qui limite la croissance de la production. De plus le marché est très incertain car les conséquences des politiques zéro-Covid et des confinements stricts restent incertaines. Un contexte qui a poussé les experts américains de l'USDA à revoir à la baisse leurs prévisions sur la demande chinoise, qui étaient plus optimistes dans leur première version.

La demande progresse moins vite en 2022

Après des années de boom de la demande, la consommation chinoise devrait progresser moins rapidement cette année. L’économie du pays est malmenée par la crise sanitaire, et la demande de la restauration hors foyer est plombée par les confinements.

Bonne demande en lait UHT

Le lait liquide UHT est resté bien demandé ces derniers mois, puisque les consommateurs peuvent facilement le stocker pendant les confinements. La Nouvelle-Zélande et l’Allemagne en sont les premiers fournisseurs de la Chine. La position néo-zélandaise devrait être renforcée à l’avenir par un nouvel accord de libre-échange qui lui permet d’échapper aux droits de douanes.

Baisse des importations chinoises de poudres de lait en 2022

Alors que les confinements ont perturbé les circuits logistiques au printemps, plusieurs industriels ont dû transformer davantage de leur production en poudre de lait entier, rapporte l’USDA. Si la demande était dynamique du côté des boulangeries industrielles et des fabricants de boissons nutritives, les usages pour faire du lait reconstitué et des yaourts ont au contraire reculer à cause des confinements. Dans ce contexte, les importations chinoises de poudres grasses devraient se tasser en 2022, d’autant plus que les stocks étaient conséquents en 2021. La Nouvelle-Zélande reste de loin le premier fournisseur de la Chine de poudre grasse et s’impose par sa compétitivité.

La production chinoise de poudre de lait écrémée reste très limitée, pour autant les importations sont attendues en baisse de 6 % cette année, faute de demande. En 2021, 60 % des importations chinoises de poudre maigre provenaient du trio Nouvelle-Zélande, Australie et États-Unis.

Baisse de la consommation chinoise de fromage

Les fabrications chinoises de fromage demeurent limitées, même si des industriels se développent. La plupart du fromage est importé. Après avoir bondi de 30 % en 2021, la consommation de fromage devrait progresser moins rapidement cette année, à cause des restrictions liées au Covid car la restauration est le principal canal de consommation de ces produits. L’USDA mentionne aussi une forte perturbation des circuits de distribution à cause du Covid : tests, désinfections, entrepôts dans des zones confinées, manque de main d’œuvre… Dans ce contexte, les importations chinoises devraient se tasser. Les cinq premiers fournisseurs de fromage de la Chine sont la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Danemark, les États-Unis et l’Italie.

La demande en beurre résiste

Le beurre est notamment utilisé par le secteur de la boulangerie industrielle en Chine, qui a peu été affecté par les confinements. Les importations de beurre devraient donc poursuivre leur croissance, de 8 % par rapport à 2021. Néanmoins la hausse des cours du beurre incite les opérateurs à la prudence et certains utilisateurs adoptent les formulations pour utiliser plutôt des margarines. 80 % du beurre importé provient de Nouvelle-Zélande.

Pas de reprise anticipée des achats de poudres de lait infantiles : Alors que la natalité chinoise continue de baisser, les besoins de poudres de lait infantiles continuent de reculer dans le pays. D’autres facteurs contribuent à la baisse des achats chinois : des programmes du gouvernement pour la promotion de l’allaitement maternel, un étiquetage plus strict et des normes renforcées.

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