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Produits laitiers : comment les confinements en Chine pénalisent la demande ?

La Chine est le principal importateur de produits laitiers au monde et ses achats se sont tassés au premier trimestre, sauf en poudres.

© Virginie Pinson

Beurre, poudre de lait entier et poudre de lait écrémé, la Chine est le premier importateur mondial de ces produits laitiers, et de loin. Il n’y a qu’en fromage où elle est sur le podium mais pas sur la première marche, derrière le Royaume-Uni et le Japon.

Un premier trimestre décevant

Le premier trimestre est toujours synonyme de rebond des achats chinois par rapport à la fin de l’année précédente, cette année n’a pas fait exception à la règle, avec des importations estimées à 940 000 tonnes rapporte AHDB, soit une hausse de 26 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Pour autant, c’est 12 % que lors du premier trimestre 2021.

Seuls les achats de poudres ont progressé

Sur un an, toutes les catégories affichent des baisses, hormis les poudres et concentré qui progressent, de même que le beurre sur de petits volumes. Les achats chinois de lait et crème, de lactosérum et de fromages reculent sur un an.  Traditionnellement c’est sur ce début d’année que les achats de poudres sont les plus importants, ils devraient donc ralentir, ce qui s’est d’ailleurs fait sentir lors de la dernière séance Global Dairy Trade, en baisse.

Perspectives sombres sur le marché chinois

Alors que les 25 millions d’habitants de Shanghai sont confinés depuis plus d’un mois, que les 10 millions d’habitants de Zhengzhou connaissent le même sort, les cas de Covid-19 continuent de se multiplier. Ce qui suscite l’inquiétude des économistes sur la santé financière du pays s’il continue dans sa politique zéro-Covid. Alors que Pékin prévoit une croissance de 5,5 % en 2022, après 8,1 % en 2021, un plus bas depuis 1990 (hors 2020, début de la pandémie), plusieurs experts estiment que cette prévision est menacée par la situation sanitaire.

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