Prix des bovins : après 8 semaines de baisse, le plancher en vue ?
Les prix des vaches allaitantes et des vaches laitières se stabilisent tandis que ceux des jeunes bovins s’effritent encore mais la tendance est bien différente d’il y a quelques semaines. Ce grâce à un mois de mai meilleur que prévu du côté de la consommation et un retour progressif à l’équilibre du marché.
Les prix des vaches allaitantes et des vaches laitières se stabilisent tandis que ceux des jeunes bovins s’effritent encore mais la tendance est bien différente d’il y a quelques semaines. Ce grâce à un mois de mai meilleur que prévu du côté de la consommation et un retour progressif à l’équilibre du marché.
6,90 €/kg c’est le prix moyen pondéré (PMP) des gros bovins entrée abattoir calculé par FranceAgriMer en semaine 22. C’est 7,8 % de plus que l’an dernier, même date et 33 % de plus qu’il y a deux ans. Mais c’est surtout 1 centime de plus qu’en semaine 21, premier retour de la hausse après huit semaines de baisses consécutives. En effet ce PMP a perdu 51 centimes (soit 6,9 %) depuis fin mars.
Stabilisation des prix des vaches
Ce sont les vaches allaitantes et laitières qui donnent le signal de la fin de la baisse. Les allaitantes de qualité bouchère, vaches U, ont vu leur prix se redresser nettement la semaine dernière. Le cœur de gamme se stabilise. Les prix des vaches mixtes et laitières oscillaient encore entre stabilité et petit effritement. Les prix des génisses se stabilisaient aussi dans leur ensemble cette semaine. Les cours des jeunes bovins restaient tout de même sous pression et enregistraient, en semaine 22, leur onzième semaine de baisse consécutive.
Une meilleure demande en viande bovine en France
Le premier trimestre a été difficile du point de vue de la consommation. La répercussion des hausses de prix des animaux sur la carcasse était délicate : le haché a atteint, selon certains opérateurs, un seuil prohibitif, avec un tassement des ventes au profit des élaborés de porc (saucisses, haché) et du poulet, bien plus accessibles pour les familles. Les hausses des prix des pièces nobles ont, dans le même temps, conduit à une baisse de la consommation de ces produits. Le contexte économique avec la flambée du pétrole n’a pas aidé.
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Les pièces à griller bien orientées en mai
Mais les fortes chaleurs et les ponts du mois de mai ont dynamisé les commandes. « Certes, le porc profite en premier lieu des barbecues, mais on a constaté un vrai rebond sur le bœuf », rapportait un opérateur de l’abattage découpe. « Les fortes chaleurs de l’été ont tendance à plomber à la consommation, mais en mai, la donne était différente. Les Français avaient subi une météo maussade en avril, le soleil est arrivé pour leur donner envie de grillades après l’hiver, d’autant plus qu’il y avait les longs week-ends » se réjouissait un autre.
Les prix des JB dépendent encore du marché européen
En revanche, sur le JB, les opérateurs sont plus prudents. Une grande partie de la viande de JB est exportée chez nos voisins, or la baisse des prix a été forte en UE. « Il faut que les prix se repositionnent face à l’Allemagne, à l’Irlande » expliquait un opérateur centré sur l’export. D’autant plus que nos marchés habituels se sont tournés vers l’Amérique du Sud pour répondre à leur besoin, d’où une forte compétition.
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Mais la situation n’est pas anormale, les prix des JB connaissaient un cycle de baisse saisonnière aux printemps, qui n’a eu lieu ni en 2024 ni en 2025. « La baisse des cours devrait donc en toute logique être stoppée avant l’été » écrit ainsi l’Idele au sujet du marché italien.