Pourquoi les ventes de beurre ont atteint un plus bas historique en 2025 ?
Jamais les ménages n’avaient acheté aussi peu de beurre qu’en 2025, selon les données de NielsenIQ. Une désaffection liée aux prix élevés, mais aussi car certains ménages se tournent vers des alternatives jugées plus saines.
Jamais les ménages n’avaient acheté aussi peu de beurre qu’en 2025, selon les données de NielsenIQ. Une désaffection liée aux prix élevés, mais aussi car certains ménages se tournent vers des alternatives jugées plus saines.
Les ventes en volumes de beurre ont reculé de 2,3 % entre 2024 et 2025 selon des données NielsenIQ, pour atteindre un plus bas niveau en dix ans. En moyenne, un foyer français en a acheté 5,8 kg en 2025, contre 6 kg en 2024 et 2023, bien moins qu’un foyer allemand (7,1 kg), mais plus qu’un foyer italien (2 kg). Pour autant, le chiffre d’affaires du rayon beurre a progressé de 0,5 % l’an dernier, pour atteindre un niveau record. Un paradoxe qui s’explique par la forte inflation.
Lire aussi : Dix ans d’achat de matières grasses à la loupe
Margarine et huile d’olive profitent de la baisse du beurre
La hausse des prix du beurre (10,7 €/kg en moyenne en 2025, soit +3,4 % sur un an) explique en partie la baisse des volumes vendus, avec notamment un attrait pour les beurres allégés, à 60 % de MG au lieu de 82 %. La baisse des prix du beurre industriel, qui devrait se sentir dans les rayons maintenant les négociations commerciales terminées, pourrait rallumer un peu la demande. Mais la margarine a récupéré des points, avec le transfert de près d’un million de plaquettes de beurre, selon NielsenIQ, vers ces matières grasses végétales affichées en moyenne à 6 €/kg. 2,35 millions d’unités ont, dans le même temps, été captées par l’huile d’olive (11,9 €/kg). Cette alternative, plus onéreuse, est jugée plus saine.
Lire aussi : Pourquoi le marché du beurre européen s’est-il retourné ?
Le beurre incontournable dans le grand ouest
Enfin, la baisse du temps passé en cuisine peut également impacter les ventes de beurre, comme celles des autres matières grasses. Le beurre reste néanmoins un incontournable puisque 91 % des Français en ont acheté en 2025. Les achats de beurre sont supérieurs à la moyenne en Bretagne et en Normandie, et moindres dans le Nord (concurrence de la margarine) et le Sud-Est (au profit de l’huile d’olive).