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Pourquoi les prix du sucre devraient rester sous pression ces prochains mois ?

La production et la consommation de sucre devraient progresser dans le monde en 2025/2026, prolongeant la tendance baissière des prix observée depuis plusieurs mois. Les principaux exportateurs, notamment le Brésil et la Thaïlande, tirent cette dynamique. À l’inverse, l’Europe et les États-Unis se retrouvent en marge du marché.

Sucre
Les prévisions de la FAO sont défavorables pour la production sucrière européenne pour la campagne 2025/2026.
© Feelphotoz

Des productions de sucre exceptionnelles sont attendues dans plusieurs grands pays producteurs pour la campagne 2025-2026, selon la FAO. Pour la saison en cours, les prévisions tablent sur une production de sucre de 185,3 millions de tonnes, soit une progression de 5,5 % par rapport à 2024/2025.

Plus de sucre sur la campagne 2025-2026

Au Brésil, premier producteur et exportateur mondial de sucre, la production devrait augmenter d'environ 4 % en glissement annuel. Le pays retrouverait alors son dynamisme après les baisses liées aux conditions météorologiques de 2024/25. En Thaïlande, deuxième exportateur mondial de sucre, la production devrait également augmenter, soutenue par des conditions de croissance favorables malgré des épidémies localisées. Une forte reprise est aussi anticipée en Inde, grâce à une bonne pluviométrie et à l’extension des surfaces cultivées. Des hausses sont également prévues en Chine, en Indonésie et au Mexique, par rapport aux niveaux de 2024/25.

Lire aussi : Sucre : l'Inde compte relancer ses exportations 

Les récoltes en marge du marché 

Dans l’Union européenne, la production de sucre devrait reculer. La hausse des coûts des intrants et la baisse des prix ont entraîné une réduction des surfaces en betteraves sucrières. La FAO révise également à la baisse la production sucrière de l’Australie, de la Fédération de Russie et des États-Unis.

Des prix du sucre en baisse continue depuis trois ans

Entre janvier et octobre 2025, le cours du sucre a reculé de 15 % par rapport à la même période en 2024 et de 26 % comparé à 2023. Le mois dernier, les prix internationaux ont touché leur plus bas niveau depuis décembre 2020. Cette tendance s’explique principalement par les perspectives de production très favorables pour 2025/26.

Le commerce du sucre en progression modérée 

Le commerce mondial du sucre en 2025/26 est provisoirement estimé à 65,2 millions de tonnes, en croissance de 3 % par rapport à la saison précédente. Cet essor des échanges devrait toutefois rester modéré, car l’augmentation des exportations du Brésil et de l’Inde devrait être en partie compensée par la réduction des disponibilités exportables d’Europe.

Lire aussi : Accord UE-Mercosur : « la Commission a répondu à côté de la plaque à la France et aux agriculteurs » 

La consommation de sucre tire vers le haut son commerce

La consommation mondiale devrait progresser de 1,3 % en 2025/26, à un rythme légèrement supérieur à celui de l’an dernier, portée notamment par la baisse des prix. La demande sera stimulée par l’Afrique, sous l’effet de la croissance démographique et de son urbanisation, mais aussi par l’Asie, où les besoins de l’industrie agroalimentaire restent soutenus.

 

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