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Pourquoi les prix du blé, du maïs et de l’orge fourragère ont baissé la semaine dernière en France

Alors que le conflit au Moyen-Orient semblait sur le point de se résoudre, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs français ont régressé entre le 1er et le 8 mai 2026 sur le marché physique français. 

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, sur un marché volatil

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 8 mai 2026, à 184 €/t sur la période avril-juin, perdant 2 €/t sur la semaine, dans le sillage des marchés à terme européen Euronext (-4 €/t, à 187,50 €/t sur la période mai) et états-unien du CBOT (+-17cts$/boisseau, à 607,50 cts$/boisseau sur l’échéance mai). Il est de plus en plus difficile de marquer des prix en ancienne récolte ces derniers jours entre volatilité des marchés à terme et grand écart entre les intérêts des acheteurs et des vendeurs. Selon Céré’Obs, en semaine 18 (du 28 avril au 4 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 81 % à 80 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).   

Les cours du blé dur n’ont pas bougé, sur un marché inactif

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 8 mai 2026, à 250 €/t sur la période avril-juin, stable sur la semaine. Les cotations en ancienne campagne sont purement nominales avec quasiment aucune activité. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 18 (du 28 avril au 4 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont passées de 72 % à 71 % pour la récolte 2026 (contre 76 % concernant la récolte 2025). 

Les cours de l’orge fourragère ont régressé

L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, n’était pas cotée, le 8 mai 2026. En rendu Pontivy-Guingamp, il s’élevait à 196 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 7,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. En ancienne campagne, les disponibilités sont quasi nulles. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 18 (du 28 avril au 4 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 77 % à 76 % pour la récolte 2026 (contre 69 % concernant la récolte 2025). 

Les cotations de l’orge de brasserie ont nettement baissé

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 8 mai, à 203,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 221 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, en baisse de respectivement 9,50 €/t et 11 €/t d'une semaine sur l’autre. Ils suivent la tendance baissière des cours des céréales. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 18 (du 28 avril au 4 mai 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont passées de 88 % à 85 % pour la récolte 2026 (contre 81 % concernant la récolte 2025).

Les cotations du maïs ont progressé, à l’image des marchés à terme européen et états-unien

Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’est pas coté. Son prix en rendu La Pallice s’établissait, le 8 mai 2026, à 201 €/t sur la période avril-juin, perdant 14,50 €/t sur la semaine, à l’image d’Euronext (-12 €/t, à 211,50 €/t sur la période juin) et du CBOT (-12 cts$/boisseau, à 456,25 cts$/boisseau sur l’échéance mai). L’offre demeure abondante mais les vendeurs n'ont pas envie de se précipiter. Les maïsiculteurs ont pu significativement avancer leurs semis. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 18 (du 28 avril au 4 mai 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 sont passés de 74 % à 86 % de la sole estimée (contre 77 % concernant la récolte 2025).

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

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