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Pourquoi le prix du beurre a décroché sur GDT le 2 juillet ?

Lors de la séance de vente aux enchères sur Global Dairy Trade, le prix du beurre a chuté de plus de 10 % pour revenir à son niveau d’avril.

Les prix du beurre (en $/t) sur GDT
Les prix du beurre (en $/t) sur GDT avaient atteint un record mi juin, mais ont subi une sévère correction cette semaine
© Global Dairy Trade

L’index général des prix des produits laitiers de la plateforme Global Dairy Trade a chuté de 6,9 % lors de la séance du 2 juillet. La baisse était générale, mais c’est le beurre qui s’est le plus replié, passant en moyenne de 7 350 $/t le18 juin, un record sur les dernières années, à 6 546 $/t. C’est un retour au niveau du 16 avril. La baisse était palpable sur les contrats en rapproché (-12,1 % sur août et -9,6 % sur septembre) mais encore forte sur décembre (-10 %), un peu plus atténuée à moyen terme (-8,4 % sur janvier). Les prix des matières grasses laitières anhydres ont dégringolé en moyenne de 10,7 % à +6 517 $/t un niveau plus vu depuis février dernier. 

Lire aussi : Produits laitiers : les FFMP, poids lourd mal connu du marché mondial

Davantage d’offre en beurre

La baisse des prix est avant tout liée à la hausse saisonnière de l’offre. En effet la collecte européenne bat son plein. La collecte laitière polonaise a progressé de 4,5 % en mai 2024 comparé à mai 2023, c’est son trente-deuxième mois de hausse consécutif. Les collectes allemandes et françaises progressaient encore de respectivement 1,2 % et 3,3 % en semaine 25 par rapport à la même date de l’an dernier. 

Lire aussi : Les prix de la poudre de lait écrémé vont-ils rester au-dessus des 2500 €/t ?

Sur le marché européen la stabilité domine

A noter que la cotation française du beurre est restée stable en semaine 26 à 6 620 €/t après un petit tassement en semaine 25. C’est 39 % de plus que l’an dernier, même date, mais encore 15 % sous le niveau record de 2022 même période. En Allemagne aussi les prix sont stables. Certes la collecte européenne est dynamique pour l’heure mais le taux de matière sèche pose question alors que la qualité des fourrages pourrait avoir été pénalisée par les pluies. De plus la demande en crème est très bien orientée ce qui limite les disponibilités pour le barattage. Une certaine fermeté des prix du beurre est donc possible en UE. Tout dépendra donc de la tenue de la demande mondiale, rendue prudente par le niveau élevé des prix, comme l’indique la chute des prix internationaux cette semaine.  

Lire aussi : TikTok a-t-il fait monter les prix du beurre aux États-Unis ?

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