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Viande
Porc : un commerce morne et incertain

Les prochains mois ne devraient pas être synonymes de changement pour la filière porcine européenne. Augmentation de l’offre et demande en demi-teinte devrait laisser le marché sous pression.

Sur les neuf premiers mois de l’année, les principaux cours du porc en Europe affichent des baisses vertigineuses : de -12,25 % en Espagne à -18,94 % au Danemark, selon le Marché du porc breton. Et aucune inversion de tendance ne se dessine à l’horizon. L’offre devrait rester large ces prochains mois. Agreste prévoit une hausse annuelle de la production européenne de 1,6 % au second semestre 2018 et de 2,7 % au premier semestre 2019, sous l’impulsion de l’Espagne et du Danemark surtout. Une progression des disponibilités qui pourrait se confronter à une demande en viande terne et incertaine.

Une demande terne en vue

La consommation européenne diminue régulièrement, que ce soit en viande ou en charcuterie. Les filières peinent à enrayer le mouvement comme à trouver des relais de croissance à l'étranger, le marché mondial restant largement approvisionné et concurrentiel. La Chine reste prudente dans ses achats. Les abattages nationaux sont importants et laissent assez de viande pour répondre à la demande. Pour Paul Rouche, directeur délégué de Culture Viande, « il faut attendre six à huit mois pour que les volumes diminuent et qu’un retour aux achats s’amorce. D’ici là, il ne faut pas compter sur la Chine ». Seule petite note positive : l’absence de la Belgique dans certains pays d’Asie laisse des opportunités de vente aux autres États membres, y compris à la France. Mais, revers de la médaille, les viandes belges inondent le marché communautaire, à des prix défiant toute concurrence, ce qui pèse sur les tarifs des autres origines. Et ce, d’autant plus qu’aucun industriel ne souhaite voir ses stocks progresser alors que plane toujours le spectre de la filière porcine africaine.

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