Aller au contenu principal

Porc : « Nous avons été frappés par un cocktail toxique », Danish Crown

Danish Crown a réduit son activité dans le secteur porcin. L'entreprise danoise est confrontée à une baisse de l’offre et des exportations.  

Porc
Danish Crown est confronté à une baisse de son activité en porc.
© Google Maps

« Nous avons été frappés par un cocktail toxique, mais nous avons réagi avec fermeté et pris les décisions qui s'imposaient », déclare Jais Valeur, PDG de Danish Crown dans un communiqué retraçant l’activité en 2022 et 2023. Au moins trois facteurs ont perturbé la filière porcine danoise.  

Lire aussi : Allemagne : chute du prix du porc et crise chez Vion 

Baisse de la production de porc  

La production porcine était en baisse au Danemark ces dernières années mais la tendance pourrait s’inverser en ce début 2024.  Le recensement du 1er janvier témoigne d’une baisse de la population de porc sur un an (-1,5%). En revanche, elle est en hausse de 1,6% comparé au 1er octobre 2023. Le nombre de truies gestantes a augmenté de 0,9% sur un an et est aussi en hausse de 1,6% par rapport au recensement du 1er octobre. Cette hausse est due aux prix élevés des porcelets et à l’amélioration de la production depuis 2022. 

Baisse de l’activité en abattoir 

Baisse des exportations de viande de porc  

Les exportations de porc danois ont chuté à tel point que le pays a perdu une place sur le podium des principaux exportateurs, au profit des Pays-Bas au premier semestre 2023. « Un recul des exportations de porc danois vers les marchés extra-européens à prix élevés, une inflation élevée [...] néanmoins, les recettes ont augmenté de 5 %, passant de 64,2 à 67,6 milliards de couronnes danoises », peut-on lire dans le communiqué. Les exportations sont en baisse pour la période allant de janvier à novembre 2023 sur un an selon le Conseil danois de l’agriculture et de l’alimentation. Elles sont passées de 1,5 million de tonnes à 1,3 million de tonnes. Vers la Chine, les exportations ont diminué de près de moitié de 333 000 tonnes à 194 000. Elles se sont plus ou moins maintenues vers les pays de l’Union européenne. A destination de la France, les exportations ont légèrement progressé en passant de 17 800 à 18 500 tonnes

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio