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Porc : l’Europe attend un réveil allemand

© Claudine Gérard

Porc : Le marché européen n’a pas présenté de grands changements la semaine passée. En Allemagne, la demande est restée régulière sans plus, tant sur le marché intérieur qu’à l’export. Les cours ont une nouvelle fois été maintenus malgré des disponibilités en élevage toujours modérées. Statu quo également en Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark, dans un contexte de marché fluide. À nouveau, c’est la péninsule Ibérique qui s’est illustrée ces derniers jours, en augmentant de 1,6 centime son cours moyen, une demande tonique absorbant une production soutenue. À noter que les niveaux de prix atteints commencent à inciter l’abattage découpe à la prudence, les prix de la viande se revalorisant un peu plus difficilement, en particulier sur le marché intérieur. À l’export, c’est l’attractivité des viandes espagnoles qui est scrutée de près et beaucoup espèrent que l’Allemagne va désormais renouer avec la hausse. Une tendance qui ne semble pas improbable.

Selon certains observateurs, l’offre allemande pourrait s’affaisser à court terme et entraîner un regain de concurrence entre abattoirs. Bien qu’incertains — le dossier Tönnies n’étant pas encore réglé —, leurs besoins pourraient être un peu plus soutenus avec le début de mois, la fin de la période de Carnaval (qui freine le commerce national) et une demande mondiale toujours tonique.

Porcelet : Les fondamentaux de marché restent inchangés en Europe. Les cours poursuivent leur ascension, lentement mais sûrement. La faiblesse chronique de l’offre continue de laisser le commerce sous tension, ne pouvant répondre totalement à une demande certes fragilisée par les niveaux de prix atteints mais toujours encouragée par un marché du porc charcutier annoncé encore fluide ces prochains mois.

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