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Porc : l’Espagne maintient son prix à 1 € /kg, la France s’effrite encore

Le prix du porc se maintient en Espagne. Toutefois, le pays voit sa capacité d’exportation sur le marché européen s’éroder. En France la baisse du cours du porc se poursuit. Celui-ci reste nettement inférieurs aux niveaux observés en 2025.

Evolution du cours du porc en Espagne
Le prix du porc en Espagne reste en dessous du prix de revient des éleveurs.
© Les Marchés

En Espagne, le cours du porc reste bloqué à 1 €/ kg vif depuis le 8 janvier. Un point bas qui ne couvre qu’environ 73 % des coûts de production des éleveurs, soit plus d’un mois de pertes pour l’amont. 

Les abattages espagnols de porc se maintiennent des niveaux record, oscillant entre 1,2 et 1,3 million de porcs par semaine. Cette cadence permet d’absorber le surplus d’offre, de résorber les retards accumulés pendant les fêtes de fin d’année. Les poids reculent de 230 g carcasse, mais restent encore supérieurs de 1,5 kg à ceux observés un an plus tôt.

Le Japon cherche à compenser l’absence du porc espagnol

 Depuis novembre dernier, à la suite de la déclaration de cas de peste porcine africaine chez des sangliers sauvages en Espagne, le Japon a coupé ses importations de viande porcine espagnole qui s’élevaient à environ 4 000 tonnes par semaine. Selon Mercolleida, cette situation s’est traduite par une hausse du prix moyen du bacon importé par le Japon. 

Le Japon cherche à compenser cette perte en recrutant de nouveaux fournisseurs internationaux, le Danemark est en lice. L’Espagne conserve néanmoins une position dominante sur les exportations de porc en Europe. Malgré le contexte sanitaire, le pays a pu conserver plus de 80 % de ses exportations de viande porcine orientées vers les pays tiers.

Lire aussi :Prix du porc : tassement en France, stabilité en Europe 

À Plérin le prix du porc s’effrite

Le prix du porc à Plérin enregistre une nouvelle baisse de 0,5 centime cette semaine, lundi, avant une stabilité jeudi. À 1,41 €/kg, le prix du porc au marché du porc français se situe 16 % sous son niveau de l’an dernier. 

Sur la zone Uniporc, l’activité d’abattage reste soutenue. Les volumes progressent et atteignent 381 515 porcs sur la semaine écoulée. Il s’agit de la troisième semaine consécutive de forte activité, dans l’optique rééquilibrer progressivement l’offre sur le marché français. Cette dynamique commence à se refléter sur les poids moyens, qui reculent de 280 g sur une semaine. Ils demeurent toutefois élevés, à 99,26 kg, soit un excédent de 1,8 kg par rapport à la même période de 2025, selon le MPF.

Lire aussi : Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio » 

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