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Porc : guerre commerciale et statut sanitaire, tout sourit aux exportations du Brésil pour 2025

Pour 2025, les prévisions de l’USDA sont à la hausse pour les exportations brésiliennes de viande porcine. Bénéficiant d’un statut indemne de fièvre porcine africaine sans vaccination, le pays compte en tirer profit pour développer ses volumes et ses débouchés à l’export, il pourrait aussi tirer parti de la guerre commerciale. 

usine de transformation de porc
La viande porcine brésilienne s'est exportée dans 105 pays l'an dernier
© Dominique Poilvet

En 2024, le Brésil a exporté 1,53 million de tonnes équivalent carcasse (tec) de viande porcine. Par rapport à 2023, ses exportations ont progressé de 8,23 % en volume. En valeur, les ventes ont atteint 2,85 milliards de dollars. D’après les prévisions de l’USDA, le Brésil devrait devenir en 2025 le troisième exportateur mondial de viande porcine, avec une croissance attendue de 6 % des volumes à 1,63 million de tonnes. Les exportations représenteraient ainsi 34 % de la production totale du pays. Le début d’année 2025 confirme cette tendance, avec près de 114 000 tonnes déjà exportées au mois de janvier. Parmi ses principaux clients figurent la Chine, les Philippines, Hong Kong, le Japon et le Chili.

Une production brésilienne exempte de fièvre porcine africaine

Quatrième producteur mondial de viande porcine derrière la Chine, l’Union européenne et les États-Unis, le Brésil prévoit une augmentation de 2 % de sa production en 2025, pour atteindre 4,73 millions tec. Le pays travaille à faire reconnaître l’ensemble de son territoire comme indemne de peste porcine africaine (PPA) sans vaccination. À ce jour, certaines régions l’ont déjà été par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Si cette reconnaissance sanitaire est étendue à tout le pays, le Brésil pourrait consolider sa position sur le marché mondial face à ses concurrents, notamment européens, qui restent toujours confrontés à des foyers de PPA.

Lire aussi : Porc : la Chine réduit ses importations, quels impacts pour ses fournisseurs ? 

Le Brésil diversifie ses débouchés 

La Chine reste le premier marché pour la viande de porc brésilienne, représentant 18,45 % des exportations en 2024. Cependant, les volumes expédiés vers ce pays ont diminué de 40 % par rapport à 2023, en lien avec une consommation intérieure en baisse. Malgré ce recul, le Brésil a réussi à augmenter ses exportations totales de plus de 8 %. Cette performance a permis de réduire sa dépendance à l'égard du marché chinois, tout en garantissant des volumes d'exportation record. Ainsi le Brésil a vendu de la viande porcine dans 105 pays l’an dernier. Pour cette année, les professionnels du secteur prévoient une reprise des flux vers la Chine. Cette perspective est renforcée par l’annonce de droits de douane de 84 % sur les produits américains, en vigueur à partir du 10 avril 2025, dans un contexte de tensions commerciales entre Pékin et Washington. Cette mesure pourrait offrir une fenêtre d’opportunité au porc brésilien sur le marché chinois. 

Lire aussi : Combien la guerre commerciale va-t-elle coûter aux agriculteurs américains ? 

Le Mexique devient un marché stratégique 

Le Mexique devient également un marché stratégique pour le Brésil. Depuis le démarrage d’un partenariat commercial en 2023, les échanges entre les deux pays se sont intensifiés. Le Mexique est désormais le neuvième pays de destination de la viande porcine brésilienne. Depuis décembre dernier, le Brésil peut exporter vers le Mexique sans contingent et avec des droits de douane nuls. 

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