Aller au contenu principal

Porc Armor Évolution se met à la HVE

Le 1er avril, la société de restauration collective Convivio a signé un contrat d’approvisionnement en porcs HVE auprès de la coopérative Porc Armor Évolution et de l’industriel porcin Jean Floc’h.

(de gauche à droite) André Bloc'h, directeur de Porc Armor Évolution, Patrick Gaultier, directeur des achats de Convivio et Michel Boulaire, Pdg de Jean Floc’h signent un contrat d'approvisionnement en porcs HVE.
© Franck Jourdain

La société de restauration collective Convivio basée en Ille-et-Vilaine a signé, vendredi 1er avril, un contrat d’approvisionnement en porcs HVE auprès de la coopérative Porc Armor Évolution et de l’industriel porcin Jean Floc’h. Il porte sur la livraison annuelle « de 10 à 11 000 porcs certifiés par an pour respecter la loi Egalim qui impose de proposer une offre alimentaire de 50 % de produits de qualité et durables dans les établissements chargés d’une mission de service public (écoles, santé NDLR) », explique Patrick Gaultier, directeur des achats de Convivio qui livre chaque jour 370 000 repas dans 500 établissements de l’Hexagone.

Ces porcs proviennent de deux exploitations adhérentes de Porc Armor Évolution -620 exploitations située dans quinze départements pour une production de 2,149 millions de porcs commercialisés l’an passé. Les éleveurs ont décroché la certification environnementale de niveau 2 (exigence de moyens) pour leur engagement à protéger l’eau et l’air (maitrise de la fertilisation et réduction des traitements phytosanitaires), préserver la biodiversité.

Les moyens utilisés ? La couverture des fosses à lisier, l’enfouissement des lisiers lors de l’épandage, l’usage de pulvérisateurs à guidage GPS pour réduire les traitements, la plantation de haies pour développer la biodiversité, etc. Autant de pratiques qui ne concernent que le travail sur les cultures et pas la conduite en élevage. La certification HVE du Gouvernement est en effet construite sur les impacts environnementaux de l’exploitation, pas sur les pratiques en élevage.

De fait, les 19 200 exploitations certifiées à ce jour en France (source ministère de l’Agriculture) sont spécialisées avant tout en viticulture, fruits et légumes, grandes cultures… L’élevage commence à s’y mettre, mais d’abord par le bovin (lait et viande), encore très peu en porc et volaille. Cependant, le HVE s’impose comme un segment supplémentaire dans la stratégie des filières d’élevage à monter en gamme. En Bretagne qui concentre près de 58 % de la production porcine française, « toutes les organisations de producteurs sont HVE », dit-on à l’Union des groupements (UGPVB).

« Si le marché le demande, nous pourrons fournir »,
André Bloc’h de Porc Armor Evolution

Cooperl a certifié ses premiers producteurs en HVE de niveau 3 en février dernier.  Chez Porc Armor Évolution, les deux éleveurs engagés dans la démarche de Convivio visent le niveau 3 de la certification (obligation de résultats), la haute valeur environnementale, pour le début 2023. « Cette démarche montre que l’on peut produire de la quantité tout en faisant de la qualité et en protégeant l’environnement », explique Michel Boulaire, Pdg de l’industriel Jean Floc’h (800 millions d’euros de CA, 2 000 salariés).

Pour alimenter cette filière nouvelle, le groupement Porc Armor Évolution ne se fixe pas de limites. « Si le marché le demande, nous pourrons fournir. C’est le consommateur qui en exprimera le besoin », souligne son directeur, André Bloc’h.

 

 

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

David Le Manour  et Anne Childeric
Poulet : le Label Rouge rebondit, le bio se stabilise en 2025 chez Cavol

A l’occasion des vœux aux salariés, le samedi 10 janvier, David Le Manour (Directeur) et Anne Childeric (directrice adjointe)…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio