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Plus soutenu en blé, fermeté confirmée de l’orge

© Jean Charles Gutner

À la suite de la réunion de la FED, l’euro qui avait de nouveau atteint le niveau de 1,20 $, s’est détendu rapidement. Mais il reste à un niveau qui limite la compétitivité des céréales européennes face à la Mer Noire, même si les prix russes progressent. Néanmoins, les cotations du blé tendre sur Euronext et le CME ont réagi positivement à la nouvelle parité euro/dollar et à la tendance haussière de Chicago. Les primes n’ayant pas évolué, les prix du marché physique ont suivi, à 156 €, rendu Rouen. Les chargements dans les ports se maintiennent vers l’Algérie (près de 100 000 t à Rouen la semaine écoulée) et l’Afrique de l’Ouest. La demande communautaire reste active et le marché intérieur bénéficie de l’intérêt des acheteurs pour les prix bas. Le blé dur s’est stabilisé ; un bateau canadien de 20 000 t est arrivé à Rouen cette semaine. L’orge confirme sa fermeté en dépassant la barre des 150 €, rendu Rouen, alors que le maïs, dont les importations dans l’UE dépassent maintenant les 3,2 Mt, depuis le début de la campagne, malgré la taxe à l’import, se stabilise à 154 €, FOB Rhin. Le colza se consolide sur le physique, à 365 € FOB Moselle, tandis que le soja a progressé à Chicago, soutenu par les énormes ventes américaines et malgré un marché des huiles baissier. Le Coceral a porté à 22,1 Mt son estimation de récolte de colza dans l’UE à 28, accroissant la pression sur les prix.

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