Aller au contenu principal

Céréales
Peu d’évolution dans les cours du blé tendre sur Euronext

Les prix du blé tendre sur Chicago ont gagné du terrain, entraînant dans leur sillage ceux sur Euronext, mais les perspectives de bonnes récoltes dans le monde tempèrent pour le moment cette hausse des cours.

Période du 28 mai au 4 juin. Les cotations du blé tendre sur Euronext n’ont pas connu de grandes évolutions entre les séances du 27 mai et du 3 juin, tiraillées entre les bonnes perspectives des récoltes dans le monde et les précipitations aux États-Unis qui pourraient dégrader la qualité des cultures. Bien qu’un certain déficit hydrique soit rapporté en Russie, les perspectives de récolte y restent pour le moment bonnes. L’analyste Rusagrotrans s’attend à une collecte russe pour la campagne commerciale 2019-2020 de 80,8 Mt, en hausse de 0,4 Mt par rapport à sa précédente prévision. En Europe, Bruxelles s’attend à une moisson 2019 de 143,7 Mt fin mai, en hausse de 2,43 Mt par rapport à avril. En France, Céré’Obs estime que les cultures évoluent dans des conditions bonnes à excellentes dans 79 % des cas en semaine 21, un chiffre stable par rapport à la semaine précédente (80 % l’an dernier à pareille époque).

Toutefois, une nette hausse des cours du blé tendre a été rapportée sur Chicago lors de la séance du 3 juin. L’origine de cette progression : les fortes précipitations survenues dans les bassins de production du pays, sachant que d’autres sont encore attendues dans les prochains jours, notamment dans l’État du Kansas, qui pourraient dégrader la qualité des cultures d’hiver. Ces pluies retardent également les semis de printemps. D’après le Département américain de l’agriculture (USDA), ils sont faits à 93 % sur la semaine s’achevant le 2 juin, contre 96 % l’an dernier à pareille époque et en moyenne sur les cinq dernières années.

Le feuilleton Mexique/États-Unis à suivre concernant le maïs !

En maïs, les cours ont gagné du terrain sur Euronext et par ricochet sur le marché physique français. Ceci en raison des précipitations qui retardent les emblavements aux États-Unis. D’après, l’USDA les emblavements sont faits à 67 % seulement en semaine 22, contre 71 % attendus par le marché, et 96 % sur les cinq dernières années ainsi que l’an dernier à pareille époque. En France, les conditions de culture se dégradent légèrement, le taux de culture se développant dans des conditions bonnes à très bonnes passant de 83 % à 81 % entre les semaines 20 et 21 (84 % en 2018), rapporte FranceAgriMer. Toutefois, la hausse des prix sur Chicago est tempérée par les dernières menaces de mises en place de droits de douane du président états-unien, Donald Trump, sur les produits mexicains. Le Mexique pourrait riposter, sachant qu’il est le premier importateur de maïs états-unien. Du côté des orges fourragères, les cotations sont en légère hausse, suivant celle du blé tendre.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio