Aller au contenu principal

Céréales
Petite hausse en céréales à paille sur un marché calme

La demande internationale est de retour et dope les cours avec la baisse des températures. Le gel soulève des craintes autour des orges plantés précocement en France.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 6 au 13 avril. Les cours des céréales à paille hexagonales ont peu évolué depuis le 5 avril, veille du long week-end pascal, affichant une légère progression en blé tendre et en orge fourragère dans son sillage.

Si le marché intérieur reste calme, la demande internationale s’est réveillée, participant un peu à la progression des cours. Mais la hausse est surtout le fruit d’inquiétudes concernant les dégâts sur les cultures que la baisse des températures et le gel pourraient générer dans certaines régions françaises. Les craintes concernent surtout les orges d’hiver et de printemps plantés précocement.

Selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, au 5 avril (avant la vague de froid), les conditions de culture « bonnes à très bonnes » étaient stables pour le blé tendre et en hausse de 1 point pour l’orge d’hiver sur la semaine, à respectivement 87 % et 85 % (62 % et 61 % à date en 2020).

On notera un intérêt des meuniers pour des livraisons de blé en nouvelle récolte et des compléments sur l’ancienne. En orge, l’essentiel des affaires portuaires est concentré sur la récolte à venir, et le marché intérieur présente une petite activité à destination de la nutrition animale en récolte 2020.

Sur le marché international, on notera les achats algériens de 500 000 t de blé meunier et du Gasc égyptien de 345 000 t (origines russe et ukrainienne). L’Algérie a aussi acheté 30 000 t et 48 000 t de blé meunier à charger en avril et mai. Enfin, la Tunisie s’est procuré près de 75 000 t de blé tendre à livrer entre le 15 mai et le 25 juin.

De son côté, le maïs observe une petite baisse des cours. Pour autant, une certaine demande existe toujours de la part des industries du nord de l’UE et de l’Espagne. Les besoins hexagonaux sont toujours très concentrés sur la période de l’intercampagne (juillet-août), mais les vendeurs offrent peu de volume pour cette période préférant liquider les volumes sur le rapproché pour dégager de la place l’été pour la moisson. Enfin, les semis de maïs français ont, quant à eux, atteint 9 % des surfaces (4 % en 2020).

Rapport USDA sans influence majeure

La publication de chiffres par le département américain de l’Agriculture (USDA) dans un rapport 9 avril, n’a pas eu d’influence particulière, les informations étant intégrées par les opérateurs du marché pour l’essentiel. Dans le détail, pour la campagne 2020-2021, les stocks de maïs aux États-Unis sont attendus par l’USDA à 36,8 millions de tonnes (Mt) et au niveau mondial à 283,9 millions de tonnes, et ceux de blé à 23,19 Mt aux États-Unis et à 295,5 Mt à l’échelle mondiale.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio