Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs
L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.
L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.
La semaine est marquée par une vague de chaleur historique qui touche notamment le Grand-Ouest. Les opérateurs constatent tous une très forte mortalité dans la zone. Certains ont perdu des bâtiments entiers, notamment en cas de panne de courant ou problème technique. D’autres affichent des taux de perte conséquents et devront fonctionner sur des bandes incomplètes ces prochains mois. Au total, le chiffre de 700 000 à 1 million de poules perdues est régulièrement évoqué, sans que ces données ne soient consolidées. Tous les modes d’élevages sont touchés, tout dépend de l’âge des poules et de l’équipement des bâtiments. Géographiquement, des pertes élevées ont été rapportées dans le Finistère, le Morbihan, la Vendée, la Sarthe et la Mayenne, mais tout le Grand Ouest affiche une mortalité élevée. Les pertes de ponte sont importantes et pourraient durer dans le temps car la semaine prochaine devrait rester chaude, bien que de manière plus raisonnable. L’offre devrait donc être durablement impactée par l’épisode de chaleur.
Œuf conditionnable :
Le marché des œufs calibrés de code 3 à destination des grossistes est très ralenti. Les commandes sont rares, alors que certains restaurants ferment leurs portes ou subissent des chutes de fréquentation. La demande des détaillants est atone. De plus, un flux d’import continue d’alimenter les marchés de gros à prix bien inférieurs aux cours français. Pour autant, l’offre est limitée à cause de la chaleur.
À destination du conditionnement, la demande pose question. Certes, les hypers et supers, climatisés, affichent des bonds de fréquentation, mais pour autant les œufs ne semblent pas en profiter, les cuisinières et les fours restant à l’arrêt.
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Œuf non conditionnable :
Assez peu d’échanges cette semaine à l’industrie. Les ventes pratiquées en fin de semaine dernière ou lundi étaient sur des bases de prix baissière. Le commerce a nettement marqué le pas ces derniers jours, certains qui disposaient d’un peu trop d’œufs ne sont plus à la vente par crainte de manquer à cause de la mortalité des poules. Les besoins en ovoproduits sont aussi très limités, entre méventes de la boulangerie-pâtisserie industrielle et ralentissement net de la RHF. Les opérateurs n’ont pas notifié d’échanges en spot en code 2. Les offres européennes restent présentes, sur des bases de prix toujours baissières.