Aller au contenu principal

Cotations
Œuf : la grippe aviaire cause déjà des ruptures

Point sur le marché de l'œuf au 10 mars, dans un contexte de grippe aviaire en Vendée et de flambée des coûts de production.

© CNPO

Les opérateurs de la filière œuf se trouvent dans une situation extrêmement tendue. La guerre en Ukraine perturbe les approvisionnements en alimentation animale, notamment pour les protéines, le pays fournissant une grande part du tournesol utilisé. Les fabricants d’aliments annoncent des hausses importantes sur les deux prochains mois alors que les prix étaient déjà très élevés.

Dans le même temps, la grippe aviaire s’étend dans les Pays de la Loire, deuxième région de production d’œufs en France. Les mesures de dépeuplement mises en œuvre conduisent à une chute brutale de la production. Les opérateurs bretons prennent des mesures de biosécurité drastiques pour éviter un scenario catastrophe et la remontée du virus vers la première région de production française.

En calibré, fortes hausses des prix

La consommation n’a aucun impact sur le marché, c’est l’offre qui fait la loi. En calibré, on rapporte des besoins de grossistes vendéens qui ne peuvent s’appuyer sur leur réseau local à cause de la grippe aviaire. Dans le reste de la France, chacun tente de fournir ses clients habituels mais ne peut accepter de commandes supplémentaires. Or comme les étrangers font défaut, notamment à cause de la hausse des demandes en provenance des pays tiers qui s’approvisionnaient en Ukraine, les besoins sont prégnants. Les prix montent fortement sur le calibre P, rare, et sur les calibres M et G très recherchés.

En tout-venant, là encore, c’est la course aux approvisionnements dans une chaîne logistique extrêmement perturbée. Les centres peinent à trouver assez de matière pour s’approvisionner.

Manque d"offre d'ovoproduits liquides

Toujours très peu de disponibilités en spot sur le marché de l’industrie. Le conditionnement ne laisse pas de marchandises à orienter vers les industriels et pour la séparation les opérateurs ne parviennent à se fournir qu’à des prix élevés. A noter que la cotation a été réalisée sur des volumes plus faibles que d’habitude.

Les œufs de fin de ponte sont rares et se sont échangés sur des prix en forte hausse au fil des jours. C’est le manque d’offre qui limite les échanges, pas la demande. Un manque de matière première qui se répercute de plein fouet sur le marché de l’ovoproduits. Certains utilisateurs ne sont pas livrés à la hauteur de leurs besoins en ovoproduits liquides.

 

Les plus lus

dindes en élevage
Dinde : alourdir les carcasses, la stratégie de LDC et Galliance pour la reconquête

Après une chute ininterrompue des abattages depuis 2000, la dinde semble reprendre quelques couleurs en France. Au moins le…

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Œufs : les importations européennes bondissent de 65 % au premier trimestre, l’Ukraine et la Turquie en profitent

Les importations d’œufs de l’Union européenne ont atteint un record sur le premier trimestre 2026. L’Ukraine a progressé, mais…

batau porte conteneur de dos
Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026

La consommation par bilan de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne.…

vaches dans un pré
Prix des bovins : après 8 semaines de baisse, le plancher en vue ?

Les prix des vaches allaitantes et des vaches laitières se stabilisent tandis que ceux des jeunes bovins s’effritent encore…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio