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L’avis du PDG de Kubli
« Obtenir le label EPV c’est comme avoir un titre de noblesse »

Gilles Duault, PDG de Kubli
© S. C.

LMH : Quand avez-vous demandé et obtenu le label Entreprise du patrimoine vivant ?

Gilles Duault : Je l’ai obtenu en 2016. Cela a pris au moins 8 mois, avec deux audits, malgré un dossier assez fourni et des archives solides. Cela a pris plus de temps que prévu.

LMH : Pourquoi avoir demandé ce label ? Qu’avez-vous dû démontrer pour l’obtenir ? A-t-il été difficile à avoir ?

G. D. : Nous sommes une petite entreprise, avec 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous ne sommes donc pas très visibles, avec peu de capacité de communication. Obtenir ce label c’est comme avoir un titre de noblesse, c’est une façon de communiquer un savoir-faire. On travaille le sucre comme il y a 50 ou 100 ans. Et c’est valorisant pour moi et le personnel. Nous sommes fiers. N’obtient pas le label qui veut, il faut avoir quelque chose d’un peu original, une tradition, un savoir-faire spécifique. Nous à Kubli, on travaille le sucre à la main, nous avons de vieilles machines qui ont des dizaines d’années, on s’inscrit dans l’histoire du goût français. Partout en France, je vais récupérer des recettes de bonbons, qui sont des emblèmes de leur région. J’avais acheté quelques boîtes de petits pois au lard dans les Alpes, j’ai trouvé la recette, et l’an dernier j’en ai vendu 10 tonnes ! J’ai aussi mis en avant de vieux livres de recettes, des vieux moules. Et le travail sur les ingrédients, avec la suppression des arômes et colorants artificiels. J’avais néanmoins un point délicat : le manque de marque connue, puisque l’on travaille à 80% pour les autres.

LMH : Que retirez-vous de l’obtention du label ?

G. D. : Nous sommes fiers et heureux de l’avoir. Nous signons nos mails et plaquettes EPV. En termes de chiffre d’affaires, je n’arrive pas à savoir, quel est l’impact. Je pense que cela participe à notre crédibilité. Nous avons quelque chose en plus. Pour les fournisseurs, les banquiers, les assureurs, les assureurs-crédits, cela montre une certaine profondeur, cela assoit un peu l’entreprise. Cette confiance c’est quand même essentiel pour passer les vagues. Après aucun client ne m’a dit « j’achète parce que c’est EPV ». Mais je travaille avec des grands noms de l’épicerie, des chocolats et de la pâtisserie, ça les rassure sûrement. Nous réalisons aussi 40% de nos ventes à l’export : un diplômé décerné par l’Etat et signé de la main d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, ca fait sérieux ! Je le mets en avant, ça marque les esprits. C’est un beau label et je fais évoluer l’entreprise encore plus dans cet esprit-là, sur les matières premières notamment.

Propos recueillis par Nathalie Marchand

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