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International
Nouvelle-Zélande : les 4 raisons de la baisse de la collecte de lait

La production de lait est attendue en retrait en Nouvelle-Zélande cette année, ce qui va conduire à une baisse des exportations de poudres grasses du pays.

© Lucas George Wendt

La collecte laitière néo-zélandaise devrait atteindre 21,8 millions de tonnes en 2022, son plus bas niveau depuis 2017, selon les calculs de l’USDA. C’est 1 % de moins que l’an dernier où elle avait atteint presque 22 millions de tonnes. Sur le seul premier trimestre 2022, la baisse a été de 6 %, par rapport au très bon niveau enregistré au premier trimestre 2021.

4 facteurs qui font baisser la production de lait en Nouvelle-Zélande :

  • La sécheresse, qui sévit dans les principales zones de production laitière.
  • La hausse des coûts de production, qui impacte les engrais et l’alimentation animale, dans le sillage de la guerre en Ukraine. Le coût alimentaire augmente aussi du fait des retards d’abattages liés au Covid, qui oblige les éleveurs à nourrir des vaches peu productives.
  • La baisse du cheptel : On comptait 4,904 millions de vaches laitières en Nouvelle-Zélande l’an dernier contre un peu plus de 5 millions en 2014. Le cheptel laitier continuera de reculer cette année prévoit l’USDA, à cause des lois plus strictes pour la protection de l’environnement.
  • Le manque de main d’œuvre : Que ce soit en élevage ou dans les laiteries, les travailleurs saisonniers issus de l’immigration manquent à l’appel à cause de la pandémie de Covid qui a poussé le pays à fermer ses frontières.

Moins d’exportations de poudre grasse de la Nouvelle-Zélande en 2022

Avec la baisse de sa production laitière, la Nouvelle-Zélande devrait être moins présente à l’export cette année. De plus, le pays est confronté aux perturbations des transports maritimes. Ce sont surtout ses envois de poudre grasse qui pourraient reculer (-7,4 %). En 2021, la moitié des volumes de poudre grasse exportés étaient dirigés vers la Chine, or celle-ci est moins présente aux achats. La baisse est attendue bien plus légère (-0,8 %) pour le fromage, le recul de la Chine étant largement compensé par le retour du Japon. En revanche, les exportations néo-zélandaises de poudre de lait écrémé et de beurre devraient progresser respectivement de 9 % et 3 %. L’île profite du retrait de l’UE qui produit moins de poudre 0 % mais privilégie les exportations de crèmes à celles de beurre.

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