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« Nous avons des doutes sur l’efficacité de la loi »

Michel Raison, sénateur de la Haute-Saône.
© David Hanisch

Les Marchés Hebdo : Pourquoi avoir lancé ces tables rondes sur l’effet de la loi Agriculture et Alimentation ?

Michel Raison : Cela fait également partie de notre mission de parlementaire de suivre les lois. Avec ce cycle de tables rondes, nous avons voulu aller plus loin car nous avons, d’une part, beaucoup de doutes sur l’efficacité du titre I de la loi Agriculture et Alimentation sur les revenus des agriculteurs et, d’autre part, beaucoup de craintes sur les charges qui vont peser sur le monde agricole et sur les collectivités avec le titre II.

LMH : En écoutant la première consacrée au monde agricole le 23 janvier, les parlementaires font déjà un constat d’échec et estiment que le législateur ne peut pas faire mieux. Vous partagez cet avis ?

M. R. : Depuis que je suis parlementaire, on a déjà voté une dizaine de lois sur le sujet. On ne peut pas résoudre tous les problèmes du revenu agricole par la loi. D’autant plus que ces produits ne sont pas tous vendus en grande distribution. Le problème est moral. La grande distribution est immorale et la loi ne peut pas régler ce problème d’immoralité. La grande distribution apprend déjà à contourner la loi. Si nous gardions de la stabilité législative, cela faciliterait tout du moins les contrôles de la DGCCRF. Néanmoins, il est encore un peu tôt pour faire le bilan de ces tables rondes.

Propos recueillis par Anne-Sophie Le Bras

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