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Nombreuses matières premières en hausse

Les coûts de production en pâtisserie, meunerie, confiserie, pâte, conserve de poisson, saumon fumé et charcuterie sont en hausse. En cause : le renchérissement des matières premières laitières et céréalières, auxquelles s’ajoute celui du sucre, des poissons et des pièces de porc destinées à la transformation.

D’importantes matières premières sont en hausse cette année. Le beurre se distingue en atteignant des sommets, dans un contexte mondial de hausse des matières premières à base de lait depuis l’été dernier. En deux mots : la collecte a reculé en France, en Europe et dans l’ensemble des bassins exportateurs du monde, alors que la demande a repris. Le beurre a gagné 60 % au cours de l’an dernier et atteint des niveaux records où il devrait rester une bonne partie de l’année. La poudre de lait grasse s’est redressée de 40 %.

Les meuniers et leurs clients ont à déplorer la désastreuse récolte céréalière de 2016 et le déficit de qualité. « La disponibilité en blé meunier est en baisse de 71 % par rapport à 2015 », alertaient en novembre les syndicats de la meunerie, des biscuits et gâteaux de la viennoiserie et de la boulangerie. Ils ont très vite signalé que la cotation du marché à terme d’Euronext ne prenait pas en compte les primes à la qualité sur les marchés physiques, ni la dégradation du rendement meunier, ni les coûts de transport supplémentaires et de reformulation. De leur côté, les fabricants de pâtes souffrent de pénurie et attendent avec impatience la prochaine récolte de blé dur.

Le syndicat Alliance 7 de l’épicerie sucrée et des alimentations particulières fait état de la hausse de la plupart des matières premières. Ainsi, les industriels de l’œuf revalorisent leurs prix de vente, le prix de l’œuf étant plus soutenu que l’an dernier. Enfin, Alliance 7 craignait à la mi-février que le sucre ne reste cher jusqu’à l’automne. Le syndicat invoquait l’étroitesse des disponibilités, le contexte haussier du marché mondial, le niveau historiquement bas des stocks européens, et la probabilité d’une nouvelle autorisation d’exporter des volumes supplémentaires de sucre hors UE. Il montre la progression de la cotation Kingsman Platts du sucre en Europe occidentale de janvier 2015 à décembre 2016 : 40 % sur deux ans.

Thon, maquereau, sardine, saumon

À leur tour, les conserveurs de poisson ont été pris de court en mars dernier par une hausse conjointe de leurs principales matières premières. À croire que le thon, le maquereau et la sardine se sont donné le mot : +30 % pour le thon albacore en 2016, +45 % pour le maquereau, 40 % pour les sardines. Les causes sont multiples et restent valables en 2017, selon Pierre Commère, délégué général pour l’industrie du poisson à l’Adepale (Association des entreprises de produits alimentaires élaborés) : phénomènes climatiques et biologiques, hausse du gasoil, surcoût lié à l’instauration d’une pêche responsable… Il ajoute la hausse du coût de l’huile d’olive. Quant aux fumeurs de saumon, ils font les frais de la conjonction de la poussée de la demande mondiale, des dégâts sanitaires dans l’élevage chilien et du resserrement de l’encadrement de la production en Norvège.

Les industriels de la charcuterie ont aussi fait entendre, en janvier, qu’ils devaient acheter leurs pièces de porc 12 à 50 % plus cher.

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